Le deuxième volume de Tenindreny met en lumière le rôle de la langue maternelle dans l’éducation, la recherche et le développement durable.
La langue maternelle s’impose une nouvelle fois au cœur de la réflexion académique avec la parution du deuxième volume de Tenindreny, publié hier dans le cadre de la célébration du Mois de la langue malgache. Placé sous le thème « Tenin’ny tany : antoky ny fanabeazana mahomby, fototry ny fampandrosoana mateza», l’ouvrage souligne l’importance du malgache dans l’enseignement et le développement du pays.
Coordonné par Daniel Rajoelison et Fanjanirina Sylvie Rakotoalison, ce livre rassemble les communications scientifiques et les résultats des ateliers organisés le 21 février 2025 par l’Itazoma (Centre de recherche sur l’histoire, le patrimoine et les sociétés malgaches), en partenariat avec l’Université d’Antananarivo.
L’ouvrage de 209 pages comprend dix articles rédigés par onze chercheurs, précédés d’une préface de la professeure Baholisoa Simone Ralalaoherivony, responsable de l’Itazoma. Il est structuré en deux parties: la première est consacrée à la linguistique, tandis que la seconde traite de la littérature, du discours et de la communication.
Au-delà des analyses linguistiques, le livre retrace l’évolution de la langue malgache à travers l’histoire, notamment les politiques linguistiques successives depuis le règne de Radama Ier. Il aborde également l’écriture du malgache sur les réseaux sociaux, les technologies de communication ainsi que la sauvegarde des dialectes. Les auteurs rappellent que la langue est un vecteur essentiel de la culture et qu’une meilleure connaissance des dialectes contribue à résoudre certaines questions liées à l’orthographe du malgache.
Le directeur de cabinet de l’Université d’Antananarivo, Victor James Rakotoarisoa, a souligné : « La promotion de la langue et de la culture malgaches figure parmi les priorités de l’université en matière de recherche. » Les responsables estiment que cette publication constitue une référence destinée à renforcer l’usage du malgache, à soutenir l’éducation et à contribuer au développement durable de Madagascar.
Cassie Ramiandrasoa