Près d’un mois après le meurtre de Sahala Fanekena, une fillette habitant Ampefiloha Ambodirano, quatre individus ont été écroués.
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| Les pièces à conviction ont été mises sous scellés. |
Faits nouveaux. Une femme et trois hommes ont été placés en détention préventive dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Sahala Fanekena Rahanitraharivony, 12 ans, a annoncé samedi le ministère de la Justice.
L., F., C. et E. ont été présentés au juge d’instruction avant d’être incarcérés, les hommes à Tsiafahy et la femme à Antanimora. Selon le communiqué, certains ont reconnu leur implication, affirmant que l’enfant avait été sacrifiée.
Les perquisitions effectuées ont conduit à la saisie de gris-gris, de divers objets et d’un cahier contenant des instructions liées à des pratiques de sorcellerie, avec des mentions précises comme « il faut un sacrifice : un coq rouge » ou encore des notes indiquant simplement « il faut un sacrifice ». Ces éléments renforcent la thèse d’un rituel préparé et organisé, selon le ministère.
Sur une colline
Le drame avait suscité une vive émotion à Ampefiloha Ambodirano. Le 29 juin, Sahala avait disparu après être sortie acheter du pain. Son père, Clermont Ranaivomanana, agent de sécurité, affirme l’avoir cherchée sans relâche, parcourant les quartiers, interrogeant les commerçants, fouillant les ruelles et les berges, alertant le fokontany et la police, et diffusant un avis de disparition sur les réseaux sociaux.
« Je n’ai pas dormi, je n’ai pas mangé, je ne pensais qu’à retrouver ma fille », confie-t-il. Le lendemain, en fin d’après-midi, accompagné de son frère et de proches, il découvre le corps de l’enfant sur une colline de Bongatsara. La fillette gisait sur le flanc droit, le visage tuméfié, vêtue seulement d’un sous-vêtement. « Elle avait été tuée ailleurs et déposée là, il n’y avait aucune trace de sang autour », affirme le père.
À la maison, sa mère, Bakoliarisoa Hasinarivony, prévenue par téléphone, s’est effondrée. « Je n’y croyais pas, je suis devenue comme folle. Nous n’avons de conflit avec personne. Sahala n’avait aucun problème avec le voisinage », confie-t-elle.
Selon les premières constatations du médecin dépêché sur place, la fillette aurait été tuée environ douze heures avant la découverte de son corps. La dépouille, remise à la famille après les constatations d’usage, a été inhumée à Antsirabe.
Gustave Mparany
