Un nom qui résume tout un destin. On ne peut pas s’appeler ainsi si une carrière exceptionnelle ne l’a pas accompagnée. Oui, quoi qu’on dise et au-delà de toutes les statistiques, il est incontestable que l’Argentin est actuellement le meilleur joueur du monde. Il l’a prouvé sur tous les terrains de la Terre avec une manière divine. Maradona avait la main de Dieu, Messi en a les pieds, deux.
Gaucher de nature, on a toujours pensé qu’il n’utilise son pied droit que pour se tenir debout, mais il a prouvé le contraire en déposant sur la tête de Latauro, avec la précision d’un drone, le ballon pour le but de la victoire de l’Argentine face à l’Angleterre en demi-finale. À quinze minutes de la fin, la situation était compromise pour l’Albiceleste, menée 0 à 1 par les Three Lions. Messi est venu en sauveur avec deux passes décisives qui changent complètement l’issue du match. Un véritable maestro qui contrôle chaque partition, un Picasso qui dessine avec ses pieds, un génie, tout simplement.
Il ne joue pas uniquement avec ses pieds, il réfléchit plus vite que la lumière, voit plus vite que le faucon pèlerin (129 images par seconde) ou la libellule (300 images par seconde). Quand on sait que la vitesse visuelle d’un humain ne dépasse pas soixante images par seconde, on réalise ses capacités qui lui permettent de déposer la balle où il veut. Chaque but est un régal, chaque passe est un récital.
Malgré sa petite taille, Messi est insaisissable. Il n’a rien à envier à Usain Bolt et dribble aussi bien que Maradona. Et il a marqué quelques buts de la tête grâce à son intelligence et à sa lecture du jeu qui le placent au bon endroit.
Et dire qu’il voulait arrêter sa carrière internationale il y a dix ans, dépité par dix ans d’échecs avec l’Argentine. Les Argentins ont pu le dissuader et, à 39 ans, il a disputé sa deuxième finale consécutive de la Coupe du monde. Et quel que soit le résultat, Messi aura été un phénomène unique dans le monde du football. Il y a eu Pelé, Cruijff, Maradona, Ronaldo, Ronaldinho, Romário, Cristiano, Zidane... mais Messi est unique et Messi... unique. Et s’il n’y a qu’un seul Dieu, c’est probablement lui.
Sylvain Ranjalahy