Les escrocs et fabricants de faux billets sont légion à Mahajanga. Un réseau de faussaires vient d’être démantelé par les éléments de la section des recherches criminelles au sein de la gendarmerie nationale, mercredi dernier.
Les Forces de l’ordre ont obtenu des renseignements sur l’existence d’une bande d’escrocs qui voulait écouler une machine de fabrication de faux billets dans un établissement hôtelier à Tanambao Sotema. Une opération a alors été menée afin de prendre les malfaiteurs en flagrant délit. À l’arrivée des forces de l’ordre, trois suspects ont réussi à prendre la fuite, tandis qu’un de leurs complices a été arrêté. Des faux billets de 20.000 ariary ont également été saisis.
« Un piège a été tendu après les renseignements obtenus. Trois des quatre malfaiteurs ont pris la fuite, mais un appareil, soi-disant, pour fabriquer des billets de 20.000 ariary était saisi. Ils étaient sur le point de trouver un acquéreur pour vendre la fausse machine à 2 milliards 500 millions de francs, soit 500 millions d’ariary. Un faussaire a également été surpris sur place. Leur objectif était surtout de vendre le faux appareil et escroquer l’acheteur et non pas confectionner des faux billets », a déclaré le commandant de la section de la recherche criminelle, chef d’escadron Angelo Rinaldy Nandrasana.
D’après les enquêteurs, la machine ne peut pas fabriquer des billets authentiques. Du vrai billet de 20.000 ariary était déjà placé auparavant dans l’appareil. Lors de la démonstration, dès qu’on insère du papier blanc, le vrai billet sort de la machine.
Les recherches se poursuivent pour retrouver les trois autres suspects. Le complice arrêté, originaire de Soavina, dans la région Haute Matsiatra, pris en flagrant délit, était déféré au parquet. Cette affaire rappelle une précédente saisie importante réalisée en septembre dernier par les gendarmes de Mahajanga. Cent faux billets de mille dollars avaient alors été découverts à la suite de renseignements anonymes.
Un homme a été arrêté à Mahabibo. Ce dernier voulait à tout prix échanger les dollars en ariary. Mais le caissier, ayant constaté des anomalies sur les billets, avait alerté son collègue avant de prévenir les forces de l’ordre. Ils étaient logés dans un hôtel et son complice a disparu. La qualité des faux billets a étonné les gendarmes. Les trafiquants avaient réalisé un travail minutieux, dépassant une simple reproduction. À Madagascar, la fabrication et la mise en circulation de fausse monnaie constituent un crime grave, sévèrement puni par le Code pénal malagasy.
Vero Andrianarisoa