GESTION DES RESSOURCES NATURELLES - La région Diana mise sur l’expertise tanzanienne

Une délégation de la région Diana s’est rendue en Tanzanie pour s’inspirer des bonnes pratiques en matière de gestion communautaire et durable des ressources naturelles.

 À Makombeni Zanzibar, les communautés locales ont fait de l’élevage  des concombres de mer une activité génératrice de revenus.

Face aux défis croissants de la préservation des ressources naturelles, la région Diana franchit une nouvelle étape. Quinze acteurs de l’environnement, parmi lesquels des représentants des autorités locales, du projet ReSea (Paysages marins pour les personnes, le climat et la nature), des services techniques décentralisés, des organisations communautaires de base (VOI) et des organisations non gouvernementales (ONG), ont participé à une mission d’immersion en Tanzanie afin de s’inspirer de modèles éprouvés de gestion communautaire et de développement durable.

Selon un entretien avec la délégation malgache, de retour dans le Nord, cette mission d’échange a permis d’identifier plusieurs bonnes pratiques susceptibles d’être adaptées au contexte malgache, plus précisément à celui de la région Diana. Elle a eu pour objectif de favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques avec les organisations communautaires de base tanzaniennes ainsi qu’avec les différents acteurs engagés dans la conservation des ressources naturelles, tout en contribuant à l’amélioration des moyens de subsistance des communautés locales. Les rencontres, visites de terrain et séances de partage ont permis d’identifier des approches innovantes et de consolider la coopération entre les acteurs environnementaux malgaches et tanzaniens.

Selon les explications, la délégation malgache a débuté sa mission par une visite d’échange à Pemba (Zanzibar) afin d’explorer les meilleures pratiques en matière de gestion communautaire des ressources marines et de développement de l’économie bleue. Puis, elle s’est rendue dans plusieurs zones marines gérées localement, où elle a observé des initiatives réussies combinant la gestion durable des ressources marines, notamment la culture de la pastèque, la culture des algues, la pisciculture, l’élevage de crabes et la valorisation des produits marins, avec la conservation et la restauration des mangroves, des récifs et des prairies marines.

Gouvernance communautaire

La mission a également mis en évidence l’efficacité de la gouvernance communautaire, le fort leadership des femmes, qui représentent près de 80 % des membres actifs de l’association, et un cadre juridique qui accorde aux communautés locales une autonomie significative dans la gestion des ressources naturelles. L’échange a montré que le développement durable est alimenté en premier lieu par les initiatives communautaires, les institutions gouvernementales et les partenaires de développement jouant un rôle complémentaire dans l’approfondissement des efforts locaux.

L’expérience a aussi fourni de précieux enseignements aux VOI de la région Diana, encourageant ainsi les communautés respectives à partager les leçons apprises, tout en promouvant la gestion durable des ressources marines pour le bien des générations présentes et futures.

Au-delà de l’apprentissage, cette mission constitue également une vitrine du savoir-faire malgache. De son côté, la délégation antsiranaise a présenté les expériences, les réalisations et les bonnes pratiques développées dans le cadre de la gestion durable de l’environnement, illustrant les efforts entrepris pour concilier préservation des écosystèmes et développement local.

Au cœur de cette initiative figure un objectif clair : renforcer les capacités des acteurs locaux en confrontant les pratiques malgaches aux modèles qui ont fait leurs preuves en Tanzanie. « Au-delà des échanges techniques, cette visite a confirmé qu’une gouvernance reposant sur des communautés responsabilisées, soutenues par un cadre juridique adapté et une forte implication des femmes, constitue l’un des fondements d’une économie bleue durable et d’une gestion efficace des ressources naturelles », a réagi Jean Claude Velomanana, membre de la délégation.

Raheriniaina

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne