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| Une candidate fouillée à l’entrée de la salle d’examen. |
Quelques couacs ont perturbé le déroulement de la première journée de l’examen du baccalauréat. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique fait état de plusieurs anomalies.
La fermeté des consignes du ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas empêché certains candidats de braver les règles. Des cas de tentative de fraude et de manquement au règlement ont été recensés dans différents centres d’examen, hier, pendant la première journée des épreuves du baccalauréat. Les faits les plus graves concernent des cas de substitution d’identité. « Deux personnes ont été prises en flagrant délit alors qu’elles composaient à la place des véritables candidats, dans des centres d’examen, l’une à Bezaha et l’autre à Ambilobe », a rapporté, hier, le professeur Angelo Raherinirina, directeur général de l’Enseignement supérieur.
Cette affaire a été confiée aux forces de l’ordre. Ce délit est sévèrement puni par la loi. Les usurpateurs comme les candidats remplacés risquent de lourdes sanctions administratives, voire pénales. À Mahabo, un candidat a été pris en flagrant délit de triche, dissimulant sur lui des antisèches rédigées.
Exclus
Parallèlement, la consigne d’interdiction stricte des téléphones dans l’enceinte des centres d’examen a été largement bafouée. De nombreux candidats ont été surpris avec un téléphone dans les salles d’examen. Certains sont allés très loin pour contourner les fouilles. « Une candidate a dissimulé son téléphone dans ses parties intimes », poursuit ce responsable. Il prévient que tout téléphone saisi sera conservé jusqu’à la fin des épreuves pour les besoins de l’enquête.
Les candidats pris en faute sont, par ailleurs, exclus des salles d’examen. « Leurs dossiers seront ensuite transmis au Conseil de discipline (Codis), qui tranchera sur les sanctions à appliquer si les faits sont avérés », explique-t-il.
Des membres du jury se sont montrés particulièrement stricts lors des contrôles à l’entrée des salles de composition du baccalauréat. Certains se sont limités à une fouille corporelle des candidats, tandis que d’autres ont également inspecté leurs sacs ou cartables apportés dans la salle d’examen. Ce qui n’a pas empêché certains candidats d’entrer dans la salle avec des téléphones.
« Leur consigne était d’éteindre nos téléphones et de les ranger dans nos sacs, que nous devons placer obligatoirement devant nous, loin de nous », confie un candidat.
La mesure interdisant les appareils connectés au sein des centres d’examen a été instaurée afin de prévenir les fuites de sujets. « Que ce soient les élèves, les surveillants ou le secrétariat, personne n’a le droit d’apporter un téléphone dans un centre d’examen, pas uniquement dans les salles d’examen. Beaucoup essaient d’en faire entrer pour prendre les sujets en photo et les diffuser ensuite », explique le professeur Angelo Raherinirina. Jusqu’à hier, aucun sujet n’aurait fuité.
Miangaly Ralitera
