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| Une forte affluence d’acheteurs a été aperçue hier au marché d’Analakely. |
La journée d’hier était déclarée chômée et payée pour rendre hommage aux victimes d’enlèvements et de meurtres. Malgré cela, les Tananariviens ont tout de même poursuivi leurs activités quotidiennes.
Une journée presque comme les autres. La vie quotidienne s’est poursuivie durant le deuil national. Au marché d’Analakely, les vendeurs étaient nombreux à avoir rejoint leurs étals pour poursuivre leurs activités. Certains vendeurs ambulants se sont même mêlés aux personnes venues assister au culte œcuménique organisé par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) pour rendre hommage aux victimes d’enlèvements et de meurtres, tenu hier au parvis d’Analakely.
Dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale, l’activité ne s’est pas complètement arrêtée hier. Malgré la journée de deuil national décrétée sur l’ensemble du territoire, les habitants ont continué à se déplacer, à faire leurs achats et, pour certains, à travailler.
Plusieurs grandes boutiques ont ouvert leurs portes. La journée d’hier était pourtant déclarée chômée et payée. Mais pour certains habitants, la vie quotidienne devait malgré tout se poursuivre.
Portes fermées
L’affluence était notamment palpable à Behoririka et à Analakely. Les voitures étaient toutefois moins nombreuses que d’habitude.
Certains habitants ont choisi de participer au culte œcuménique organisé en soutien aux familles des victimes de meurtres. « Je suis venu exprès à Analakely pour participer à cette messe. Mais je pense que, dans l’après-midi, je vais reprendre mes activités quotidiennes et vendre », témoigne Rakotoarisolo, père de famille.
La plupart des bars servant de l’alcool ont, de leur côté, gardé leurs portes fermées durant la journée, conformément aux mesures prises dans le cadre du deuil national. Certains établissements ont toutefois commencé à rouvrir dans la soirée.
Pour certaines personnes, la nécessité de travailler reste une réalité. « Nous devons continuer à travailler. Nous avons des dépenses à assurer et des familles à nourrir. De plus, nous sommes des travailleurs indépendants. Cela ne veut pas dire que nous minimisons la douleur des familles des victimes », explique Sahondra, une vendeuse à Analakely.
Pour elle, même si cette journée était placée sous le signe du deuil et du recueillement, les réalités quotidiennes restent incontournables.
Dans les rues, l’ambiance est toutefois restée différente de celle des journées ordinaires. La tristesse et le respect liés au deuil national étaient perceptibles au parvis d’Analakely, mais la nécessité de travailler et de satisfaire les besoins essentiels a continué de s’imposer. À Behoririka, à Analakely comme dans d’autres quartiers de la capitale, la vie quotidienne s’est ainsi poursuivie durant cette journée de deuil national.
Mialisoa Ida
