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| Les étudiants étaient attentifs à l’explication du directeur du Bianco. |
Dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur les violences sexuelles en milieu universitaire, l’ONG Alternatives Madagascar a organisé une conférence intitulée « Campus pour l’égalité », dans les locaux de l’École de droit et de science politique (EDSP) de l’université d’Ambondrona, jeudi dernier.
Invité à cette campagne, le directeur territorial du Bureau indépendant de lutte contre la corruption (Bianco) à Mahajanga, Sitraka Maria Patrick Razanabahoaka, a tenu à apporter un éclairage aux étudiants sur le cadre juridique et les procédures pénales relatives aux violences sexuelles en milieu universitaire.
La première responsable du Bianco à Mahajanga a ainsi animé un échange interactif avec les étudiants autour du thème : « Violences sexuelles en milieu universitaire : stopper la corruption et le harcèlement sexuel à l’université ». À Mahajanga, ces violences se manifestent souvent sous la forme de « corruption sexuelle » ou de chantage académique.
Le Pôle Anti-Corruption (PAC) de Mahajanga a notamment établi une jurisprudence en condamnant, il y a deux ans, un enseignant ayant sollicité des faveurs sexuelles en échange de l’attribution de bonnes notes.
Cette intervention a permis aux étudiants de mieux comprendre les dispositions légales applicables ainsi que le parcours pénal, du signalement des faits jusqu’au jugement.
« L’objectif est de promouvoir la lutte contre la corruption et d’inciter les jeunes à dénoncer les actes répréhensibles commis en milieu universitaire. Aza misalasala mitoroka, osez dénoncer. Le Bianco considère la jeunesse étudiante comme le premier maillon d’une chaîne d’intégrité durable, en lui donnant les clés juridiques pour agir. Il pose ainsi un acte concret : faire du droit un rempart et de la dénonciation un réflexe citoyen », a déclaré la directrice du Bianco.
Procédure
La conférence a été marquée par une participation des étudiants, qui ont activement pris part aux échanges. De nombreuses questions, témoignant de leur intérêt pour les procédures et les recours disponibles, ont été soulevées.
Une session de renforcement des capacités à l’intention des Organisations de la société civile (OSC) et des journalistes a également été réalisée dans la salle de réunion du siège du Bianco à Mahajanga Be, jeudi dernier.
Les échanges ont porté sur les généralités relatives à la corruption, ainsi que sur les infractions de corruption et les infractions assimilées les plus fréquemment rencontrées dans l’administration publique. Les objectifs de cette activité consistaient à actualiser et approfondir les connaissances des participants sur les mécanismes juridiques et institutionnels de la lutte contre la corruption.
Elle avait également pour objectif de doter les journalistes d’outils en matière d’investigation, de plaidoyer et de suivi citoyen des politiques publiques, ainsi que de renforcer la synergie entre les OSC et les médias.
L’initiative ambitionne ainsi d’accroître l’impact des actions de sensibilisation, de prévention et de dénonciation. Des éclaircissements ont également été apportées sur les missions du Bianco ainsi que sur les mécanismes de prévention, de dénonciation et de lutte contre la corruption.
Vero Andrianarisoa
