CIRCULATION - Les taxis-vélo envahissent la capitale

Des taxis-vélo stationnent le long de la chaussée dans la capitale. De son côté, la CUA rappelle que ce moyen de transport n’est pas autorisé à assurer le transport le transport de passagers.

Les taxis-vélo sont de plus en plus nombreux à s’aventurer dans les rues d’Antananarivo. Profitant des embouteillages qui gagnent du terrain dans la capitale, certains conducteurs de taxis-vélo n’hésitent pas à transporter des passagers jusqu’au centre-ville, en empruntant des détours par Isotry et Tsaralalàna.

Si certaines communes de la périphérie d’Antananarivo les autorisent à exercer dans leur circonscription, ce n’est pas le cas de la capitale. À Ampitatafika, Andoharanofotsy et Anosizato, les taxis-vélo peuvent travailler dans les limites de leur commune. À Antananarivo, en revanche, ce mode de transport reste interdit. Ce week-end, dans un communiqué, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) rappelle que « les taxis-vélo, les cyclo-pousses et les tricycles ne sont pas autorisés à exercer une activité de transport de passagers sur le territoire de la CUA ».

Malgré cette interdiction, les taxis-vélo continuent de circuler dans plusieurs quartiers de la capitale. 

« L’axe Anosizato-Anosy coûte près de 1 000 ou 1 500 ariary », témoigne Anita, une habituée de ce moyen de transport.

Cette présence croissante ne fait toutefois pas l’unanimité. Pour certains usagers de la route, les taxis-vélo contribuent à compliquer davantage la circulation. 

« Ils ne maîtrisent pas toujours les règles de circulation et peuvent effectuer des manœuvres imprévisibles. Cela augmente les risques d’embouteillages et d’accidents », témoigne Ralambomanana, un automobiliste.

Pour les conducteurs, en revanche, cette activité représente avant tout une source de revenus. « C’est notre moyen de subsistance. Nous transportons des clients pour gagner de l’argent et subvenir aux besoins de nos familles », explique Tojo Rabefarihy, un conducteur de taxi-vélo.

Du côté des usagers, le constat est plus nuancé. Face aux embouteillages interminables dans la capitale, certains considèrent les taxis-vélo comme une solution pratique pour se déplacer plus rapidement. « Quand les voitures sont bloquées pendant des heures, le taxi-vélo nous permet d’arriver plus vite à destination avec un tarif beaucoup plus abordable », poursuit Anita, une usagère.

Mialisoa Ida

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne