Trois semaines après un braquage meurtrier à Antsirabe, cinq suspects ont été placés en détention préventive.
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| La moto utilisée par les bandits lors de l’attaque du 29 juin à Tsivatrinikamo. |
Cinq suspects ont été placés en détention préventive vendredi 17 juillet à Antsirabe, après leur présentation devant le parquet. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à une attaque armée qui a coûté la vie à un adolescent de 15 ans, fils d’une grossiste en boissons. Cette dernière a également été blessée. Cette décision judiciaire est l’aboutissement d’une enquête approfondie menée par le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) du Vakinankaratra.
Le drame s’est produit le 29 juin à Tsivatrinikamo. Deux individus, arrivés à moto, ont pénétré dans la cour de la commerçante au moment où elle rentrait chez elle. Refusant de céder son argent, la femme a été atteinte par balles. Son fils, qui révisait pour le BEPC et venait de sortir nourrir le chien, a également été touché. Transporté à l’hôpital, il est décédé peu après son admission.
Planifiée
Les bandits ont emporté 55 millions d’ariary. En revanche, 67,23 millions d’ariary, restés dans la voiture de la victime, ont été retrouvés et restitués par la police.
Les investigations ont révélé que les malfaiteurs avaient déjà tenté une première attaque le 25 juin, mais y avaient renoncé en raison de la présence de témoins. Ils ont ensuite préparé une seconde opération, recruté d’autres complices et neutralisé les caméras de surveillance en provoquant une coupure d’électricité la veille du crime.
Les policiers ont pu identifier la moto utilisée par l’un des malfaiteurs, ce qui leur a permis de remonter jusqu’aux autres membres du groupe. Les cinq suspects ont ainsi été interpellés puis placés en détention préventive.
Le président du fokontany de Tsivatrinikamo, Richard Rakotofiringa, estime que l’attaque avait été soigneusement planifiée. Il rappelle que la famille était ciblée depuis longtemps. À la Pentecôte 2025, des malfaiteurs circulant à scooter avaient dérobé une somme d’argent confiée à un employé. Le 25 juin dernier, les pneus de la voiture de la grossiste avaient été crevés à l’aide de clous. À plusieurs reprises, des inconnus à moto l’avaient également suivie. Une dizaine de jours avant l’attaque, la mère de famille avait même été prise en chasse en voiture par des individus qui avaient finalement renoncé. Cette fois, les braqueurs ont ouvert le feu sans hésiter.
Gustave Mparany
