Le prix des voitures électriques rebute les acheteurs

Les véhicules électriques séduisent de plus en plus d’automobilistes, mais leur prix élevé et les limites des infrastructures ralentissent encore leur démocratisation.

Le marché de la voiture électrique commence à prendre place à Madagascar. Des concessionnaires spécialisés se développent à Antananarivo, Toamasina et Antsirabe, proposant des modèles allant de 40 millions à plus de 300 millions d’ariary selon les marques et les gammes.

Les modèles les plus accessibles restent les véhicules d’occasion importés. Les Nissan Leaf, par exemple, sont proposées entre 40 et 80 millions d’ariary, tandis que les Renault Zoé se situent autour de 50 à 90 millions d’ariary. Pour les véhicules neufs, les prix augmentent fortement : la BYD Dolphin se négocie entre 120 et 180 millions d’ariary, alors que certains modèles comme la Tesla Model 3 peuvent dépasser les 300 millions d’ariary.

Malgré cet intérêt grandissant, la voiture électrique peine encore à toucher le grand public. Les véhicules urbains légers, notamment certains modèles chinois, affichent une autonomie d’environ 70 km, avec un temps de recharge pouvant atteindre six heures. Ils restent surtout adaptés aux déplacements en ville, dans les zones bénéficiant d’un accès relativement stable à l’électricité. 

« Les gens hésitent encore à vraiment opter pour les voitures électriques », témoigne Cindy, commerçante chez Renova Auto. Les inquiétudes concernent principalement la disponibilité des bornes de recharge, les coupures d’électricité, le coût de remplacement des batteries et le manque de techniciens spécialisés.

Pourtant, les utilisateurs et les professionnels du secteur mettent en avant les avantages économiques de cette technologie. L’absence de carburant traditionnel et un entretien généralement moins coûteux représentent des arguments importants, notamment dans un contexte de hausse des prix des produits pétroliers.

Hasina Giovani

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