Madagascar et la France ont officialisé trois conventions de coopération financées par l’Agence française de développement (AFD). Ces accords concernent l’appui au secteur de la justice, la poursuite du projet de développement urbain Lalankely 4, ainsi qu’une aide budgétaire destinée aux priorités sociales, notamment l’éducation et la santé. À travers ces financements, l’AFD entend accompagner les efforts de développement de Madagascar, en particulier dans les secteurs ayant un impact direct sur la population.
« Les trois conventions signées sont liées à des projets qui répondent aux aspirations du peuple malgache», a déclaré le docteur Herinjatovo Ramiarison, ministre de l’Économie et des Finances, lors de la cérémonie tenue hier à Antaninarenina.
Le ministre a précisé que ces financements combinent dons et prêts concessionnels. « Les aides budgétaires destinées aux priorités sociales comprennent une partie sous forme de dons, tandis qu’une autre est mobilisée dans des conditions concessionnelles », a-t-il expliqué.
Selon lui, ces appuis s’inscrivent dans la continuité des engagements déjà pris. Interrogé sur l’évolution des budgets sociaux dans le cadre de la Loi de finances rectificative (LFR), il a indiqué qu’il n’y avait pas de baisse majeure du budget de fonctionnement des secteurs concernés.
Concernant l’éducation, il y a « un ralentissement du rythme des recrutements, mais pas une baisse du fonctionnement général. »
De son côté, Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar, a rappelé la volonté de la France d’accompagner le développement du pays. « Nous avons fait le pari d’appuyer les objectifs de la refondation. Il est important que Madagascar puisse poursuivre son développement et que ces projets ouvrent des domaines au bénéfice direct de la population malgache », a-t-il déclaré.
Ihariana Sarobidy