Faralahy Célestin Razafindramasy et Honoré Vazison (en photo) sont les nouveaux représentants de l’Assemblée nationale au sein de la HCC. Ils ont été élus à l’issue d’un vote aux allures de plébiscite, hier.
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| Faralahy Célestin Razafindramasy (a.g.) et Honoré Vazison (a.d.) sont les nouveaux représentants de l’Assemblée nationale au sein de la HCC. |
Une heure et sept minutes. C’est la durée de la séance plénière lors de laquelle les députés ont procédé à l’élection de leurs deux nouveaux représentants pour siéger à la Haute Cour constitutionnelle (HCC).
L’Assemblée nationale n’a pas perdu de temps. Dès le lendemain de la divulgation de l’information sur la démission de William Noelson et de Nandrasana George Merlin Nasolo, les membres de cette institution ont élu leurs remplaçants. Après le vote d’hier après-midi, ce sont donc Faralahy Célestin Razafindramasy, député élu à Benenitra et magistrat de carrière, et Honoré Vazison, également magistrat et premier président par intérim près de la Cour d’appel de Fianarantsoa, qui sont les nouveaux représentants de la Chambre basse auprès de la HCC.
Quatre candidats étaient en lice. Au-delà de la durée de la séance plénière d’hier, c’est la célérité de l’expédition des différentes étapes menant jusqu’au vote qui intrigue. En marge d’une rencontre avec Siteny Randrianasoloniaiko, le même jour, à Tsimbazaza, Florent Rakotoarisoa, président de la HCC, a indiqué que les deux anciens juges constitutionnels lui ont remis leur démission le lundi 15 juin. Il ajoute, par ailleurs, que cette rencontre n’avait rien à voir avec la démission des deux représentants de cette institution au sein de la HCC.
« Un membre de la Haute Cour constitutionnelle peut démissionner par lettre adressée à son président qui en avise aussitôt le Président de la République [en l’occurrence, le chef de l’État actuellement] », prévoit l’ordonnance relative à l’institution d’Ambohidahy. « Dans le cas d’une démission volontaire, il suffit que la HCC en informe le chef de l’État et l’entité signataire », explique Firiana Ranesa, secrétaire générale de la Cour constitutionnelle.
Contrairement à la démission d’office, il n’y aurait donc pas besoin que la HCC publie un arrêté de constatation de la démission. À l’entame de la séance plénière électorale d’hier, le patron de la Chambre basse a indiqué que le rendez-vous fait suite à la réception d’un arrêté portant vacance de sièges de deux hauts conseillers constitutionnels. Un texte daté du 16 juin, ajoute-t-il, sans pour autant préciser l’entité qui l’a émis.
Plébiscite
Quoi qu’il en soit, les événements se sont accélérés après que l’information sur la démission des anciens juges constitutionnels Noelson et Nasolo a été divulguée. Hier matin, il a été affiché sur le tableau dans le hall de l’institution de Tsimbazaza qu’une conférence des présidents se tiendra à 9 heures. Elle sera immédiatement suivie d’une séance plénière
« pour l’adoption de l’ordre du jour en vue de l’élection des deux représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour constitutionnelle». Un agencement respecté, mais avec quelques heures de retard.
Vers midi, un appel à candidature pour ceux qui souhaitent représenter la Chambre basse a été publié sur la page Facebook de l’institution. Une heure après, la séance plénière pour l’adoption de l’ordre du jour a démarré. Et un peu plus d’une heure après, soit peu après 14 heures, la séance pour l’élection des deux nouveaux juges constitutionnels a commencé. Une proximité temporelle soulignée par les observateurs. En fin d’après-midi, l’appel à candidature n’a plus été vu sur la page de l’institution de Tsimbazaza.
Finalement, quatre candidats ont donc été en lice. L’un d’entre eux n’a pas pu être présent à la séance plénière électorale. Selon les explications du député Roland Ratsiraka qui a plaidé en sa faveur, il n’a pas eu le temps de venir à Antananarivo, « puisque ce n’est que ce matin que nous avions su qu’il y aurait cette élection ». Un curriculum vitae (CV), la copie du plus haut diplôme obtenu et deux photos d’identité ont été requis aux candidats.
Entre-temps, la Chambre basse a confectionné un bulletin unique avec le nom et la photo de chacun des quatre candidats. Fait révélateur d’une élection au pas de course, Fidèle Razara Pierre, vice-président de l’Assemblée nationale pour la province de Toamasina, expliquait encore la modalité de vote, alors que l’opération de vote était déjà en cours. Qu’il fallait cocher les cases correspondant aux deux candidats pour lesquels le député vote, sans quoi son bulletin serait nul.
Quatre-vingt-onze députés ont pris part au vote dont les résultats ont des allures de plébiscite. Faralahy Célestin Razafindramasy a obtenu quatre-vingt-neuf voix. Honoré Vazison en a obtenu soixante-dix-sept. Leur victoire se dessinait dès les deux minutes de propagande précédant le vote accordées à chacun des candidats. Plusieurs députés, notamment ceux élus dans les districts de la province de Fianarantsoa, sont montés à la tribune de l’institution de Tsimbazaza pour faire une véritable profession de foi en leur faveur.
Garry Fabrice Ranaivoson
