Un père et son fils ont trouvé la mort dans l’incendie de leur habitation, dans la nuit de jeudi à vendredi à Besarety, près de La Rotonde, à Antananarivo.
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| La maison des victimes a été détruite par l’incendie. |
Le sinistre s’est déclaré vers minuit dans une maison en bois. Les victimes, Nary, 46 ans, et son fils Mario, 12 ans, ont été piégées par les flammes. L’incendie, particulièrement violent, a finalement été maîtrisé par les riverains à l’aide d’eau puisée dans les caniveaux, évitant sa propagation aux habitations voisines, également construites en bois. Aucun camion de pompiers n’est intervenu sur place, selon les témoignages recueillis.
D’après plusieurs voisins, la porte de la maison aurait été verrouillée de l’extérieur par la fille aînée de la famille, âgée de 16 ans, avant qu’elle ne quitte les lieux dans la soirée. Ce geste, destiné à sécuriser l’habitation, aurait empêché les occupants de fuir.
Les riverains racontent que Mario aurait tenté d’ouvrir la porte pour échapper à l’incendie. Son corps a été retrouvé près de l’entrée. Celui de son père gisait sur le lit, gravement brûlé. Le Bureau municipal d’hygiène est intervenu vers 1 heure du matin pour récupérer les dépouilles.
Une explosion entendue par les voisins
« J’ai vu le petit près de la porte. Il avait probablement essayé de sortir. Son père était sur le lit, méconnaissable », raconte Minah, une voisine.
Selon les habitants du quartier, la famille vivait sans électricité et utilisait régulièrement des bougies pour s’éclairer. La maison, exiguë, ne disposait que d’une seule issue, la petite ouverture secondaire ayant été condamnée auparavant.
Les témoins évoquent également l’explosion d’une batterie à l’intérieur de l’habitation peu après le début de l’incendie. Après cette déflagration, les appels au secours du garçon se seraient interrompus et les flammes auraient redoublé d’intensité.
Jeannette, commerçante du quartier, se souvient de la panique qui a suivi le départ du feu. « À 00 h 03, tout le monde est sorti. Nous avons essayé de sauver ce que nous pouvions. Les femmes remplissaient des bassines avec l’eau des caniveaux pour empêcher le feu de gagner les autres maisons », raconte-t-elle.
Selon elle, l’habitation avait déjà connu plusieurs départs de feu auparavant. Les bougies utilisées quotidiennement faute d’électricité sont considérées par les voisins comme l’origine probable du sinistre.
Le drame intervient un mois et demi après le décès de la mère de famille, emportée par la maladie. La fille aînée, absente au moment des faits, a découvert l’incendie au petit matin.
Gustave Mparany
