SANTÉ PUBLIQUE - Le palu sévit à Sabotsy Namehana

Des cas de paludisme sont notifiés dans le district d’Avaradrano. Des activités de riposte sont lancées.

Dans le CSB2 de Sabotsy Namehana.

Le paludisme sévit dans le district d’Avaradrano. La maladie a tué deux habitants de la commune de Sabotsy Namehana, en l’espace de quelques jours, selon des autorités sanitaires. La dernière victime, une jeune fille âgée de 18 ans, habitant le fokontany Beravina, a succombé au paludisme hier. Un homme âgé d’une quarantaine d’années, qui vivait à Ambohidrano, un autre fokontany de Sabotsy Namehana, est également décédé des suites de cette maladie il y a quelques jours.

Le paludisme a, en outre, été détecté dans une autre commune du district d’Avaradrano, en ce mois de mai. « À Fieferana, le patient paludéen n’est pas décédé », poursuit notre source.

Des investigations sont en cours pour savoir si ces cas sont des paludismes autochtones ou des paludismes importés. Les premiers résultats des analyses font état d’une notion de déplacement pour l’une des victimes.

Le cas à Fieferana, en outre, serait un paludisme autochtone. La personne atteinte de cette maladie dans cette commune aurait été piquée par un moustique local. « Des vecteurs du paludisme existent dans le district d’Avaradrano », affirme une source sanitaire.

Ripostes 

Cette résurgence du paludisme à Antananarivo est un pas en arrière dans la marche vers l’élimination de cette maladie à Antananarivo.

En 2018, pourtant, le Programme national de lutte contre le paludisme a classé le district d’Avaradrano comme une zone en cours d’élimination du paludisme. Selon les explications scientifiques, la recrudescence du paludisme sur les Hautes Terres est liée au changement climatique. L’augmentation des températures crée des conditions favorables à la prolifération des moustiques transmetteurs de la maladie.

Face à cette situation, des activités de riposte sont menées dans les zones où des cas ont été notifiés. 

« Des dépistages ont été effectués auprès des habitants des zones où des cas ont été notifiés. Des moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées. »

Les autorités sanitaires tiennent à rassurer que le paludisme n’est pas une maladie mortelle. « Le retard de la prise en charge a entraîné ces décès. Ce n’est pas le paludisme en soi qui provoque la mort, mais les complications de la maladie. Le paludisme peut évoluer en neuropalu et endommager des organes, comme le rein», explique un médecin. Il encourage les personnes qui présentent une température au-dessus de 37,5 °C à venir auprès d’un centre de santé, où un test de diagnostic rapide (TDR) peut être réalisé gratuitement.

Miangaly Ralitera

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