La Jirama fait face à une série de ruptures de conduites d’eau ces derniers temps. L’optimisation de la production à Mandroseza met à rude épreuve un réseau de distribution vieillissant.
![]() |
| Le tronçon de route envahi par l’eau, à Antanimena. |
Les riverains et les usagers de la rue Naka Rabemanantsoa, à Antanimena, ont eu une mauvaise surprise, hier matin. Un tronçon de cet axe routier s’est transformé en un véritable lit de rivière. «Une importante fuite d’eau souterraine est survenue aux alentours de 3 heures du matin, non loin de la pharmacie. Un tuyau de la Jirama situé sous la rue a rompu et a provoqué cet écoulement d’eau. Le sinistre a rapidement inondé la rue», rapporte Vololoniaina Ranaivoson, présidente du fokontany d’Antanimena.
La circulation a été fortement perturbée. «La fermeture de la route à Antanimena, en raison des travaux de réhabilitation du réseau d’assainissement, engendre déjà de lourds embouteillages. La fuite d’eau est venue aggraver la situation, paralysant davantage cet axe routier», poursuit-elle.
L’épreuve a été encore plus difficile pour les piétons. Le niveau de l’eau atteignait le milieu de la jambe et il leur a fallu faire un détour. Cette situation a également pesé sur les activités économiques du quartier. Des opérateurs déplorent une baisse de fréquentation de leurs établissements. «Nous n’avons reçu que la moitié de notre clientèle habituelle. Les embouteillages sont déjà quotidiens depuis la fermeture de la route, mais l’accès piéton est devenu lui aussi particulièrement difficile aujourd’hui», indique un responsable de la pharmacie d’Antanimena. Devant cette officine, la chaussée et les trottoirs étaient recouverts d’eau boueuse.
Une hausse de la pression
La Jirama fait état d’une recrudescence des ruptures de canalisations ces dernières semaines. Plusieurs fuites d’eau ont été signalées par les usagers à Antaninandro, Ambanidia, Soanierana et Ankorondrano. «C’est à Antanimena que la situation reste la plus critique», indique la compagnie. Elle explique que l’augmentation de la production à Mandroseza a entraîné une saturation du réseau, provoquant une hausse de la pression de l’eau. En hiver, avec la baisse des températures, cette pression augmente également. Or, les canalisations, jugées vétustes, supportent difficilement cette montée en pression.
La Jirama assure intervenir rapidement pour procéder aux réparations. Les équipes techniques, mobilisées jour et nuit, auraient été renforcées afin de rétablir la distribution d’eau dans les plus brefs délais. La compagnie invite les usagers à signaler rapidement les fuites afin d’accélérer les interventions et d’éviter des coupures prolongées.
Miangaly Ralitera
