ANDRAHARO - Deux braqueurs se font cueillir

Les armes saisies sur les deux suspects arrêtés.

Course-poursuite dans les rues d’Andraharo. Automobilistes, riverains et passagers de taxi-be ont aidé à neutraliser deux braqueurs armés hier.

Un braquage a mal tourné et a semé la panique hier matin à Andraharo. Deux des malfaiteurs ont été pincés après avoir pris pour cible le propriétaire d’un cash point.

Vers 8h30, alors qu’il venait de garer sa moto, l’homme a été abordé par cinq individus armés d’un pistolet et de couteaux. 

« On croyait qu’ils discutaient tranquillement. Soudain, l’un d’eux a sorti une arme», raconte un marchand encore sous le choc.

Les criminels ont exigé le sac de leur cible, contenant huit millions d’ariary et quatre téléphones, avant de tenter de s’enfuir à moto. La réaction du quartier a été immédiate. Des riverains se sont lancés à la poursuite des malfaiteurs. L’un des suspects, en tentant de se dissimuler, est monté dans un taxi-be, mais il a été extrait et maîtrisé par les passagers. « On a vu les gens l’attraper et le tirer hors du véhicule, il n’a pas eu le temps de réagir», témoigne un opérateur de taxiphone. Un autre a été intercepté dans la zone Galaxy, tandis que trois complices ont réussi à s’échapper, probablement avec le butin.

 Ça allait dégénérer 

Les deux hommes arrêtés, âgés de 23 et 41 ans, avaient en leur possession un pistolet chargé et un couteau. Alertée, la Police nationale du commissariat du 6e arrondissement à Ambohimanarina, appuyée par l’Unité d’intervention rapide de Tsaralalàna, a débarqué pour sécuriser les lieux et conduire les suspects au poste. La moto utilisée par les captifs a été gardée au bureau du fokontany avant d’être récupérée par la police.

Sur place, une balle réelle a été retrouvée, confirmant la dangerosité de l’attaque, même si aucun coup de feu n’a été tiré. « On a vraiment cru que ça allait dégénérer, certains commerçants ont rangé leurs marchandises et sont rentrés chez eux », confie un témoin oculaire.

Les suspects interpellés ont été transférés à la Sûreté urbaine de Tsaralalàna pour les besoins de l’enquête. 

Gustave Mparany 

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