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| Un conducteur de taxi-moto exerçant dans la capitale. |
Face aux embouteillages devenus chroniques dans la capitale, les taxis-moto s’imposent de plus en plus comme une alternative rapide pour de nombreux usagers.
Aux abords des arrêts de transports en commun, comme dans de nombreux quartiers, les conducteurs de taxis-moto sont désormais omniprésents. À chaque coin de rue, ils interpellent les passagers, vantant leur rapidité face à des embouteillages devenus ingérables.
Selon le directeur des Transports et de la Mobilité urbaine (DTMU), Albert Estel Ainanirina, environ seize mille taxis-moto sillonnent actuellement la capitale. Ce chiffre reste toutefois approximatif, en l’absence de recensement officiel, précise-t-il.
Dans ce contexte, les usagers sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ce mode de transport pour éviter les retards.
« Avec eux, on arrive plus vite, sinon on peut rester bloqué pendant des heures », témoigne Miarintsoa, un usager pressé de rejoindre son lieu de travail, hier.
Gain de temps
Pour beaucoup d’habitants, le taxi-moto est devenu une solution quasi incontournable au quotidien. « Le matin, je n’ai pas le choix. Si je prends le bus, j’arrive systématiquement en retard. Avec une moto, au moins je peux mieux maîtriser mon temps », explique une étudiante. Elle reconnaît toutefois un coût plus élevé, mais souligne que la rapidité reste déterminante dans ses déplacements.
Un autre usager va dans le même sens : « Les embouteillages sont parfois si longs qu’il faut plus d’une heure pour parcourir seulement quelques mètres. Avec les taxis-moto, je gagne beaucoup de temps, surtout lorsque j’ai des urgences ou des rendez-vous importants.» Pour lui, ce gain de temps compense largement l’inconfort et les risques potentiels.
Les transports à deux roues gagnent ainsi du terrain dans la capitale. Ces derniers temps, la vente de motos connaît une nette hausse, constate un vendeur rencontré hier à Andrefan’Ambohijanahary. En cause, notamment, les embouteillages monstres qui paralysent la circulation. « En moyenne, environ quatre-vingts motos font l’objet d’une transaction de vente chaque jour dans chaque arrondissement. Nous délivrons notamment quatre-vingts actes de vente de motos par jour», indique une source au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo.
Mialisoa Ida
