Après quelques heures de disparition, Anya, âgée de 5 ans, a été retrouvée morte à Moramanga. Son corps, placé dans un sac, a été déposé devant le portail de sa maison.
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| La ville de Moramanga est sous le choc après le meurtre odieux d’Anya. |
Le meurtre de la petite Anya, âgée de 5 ans, a plongé la ville de Moramanga dans l’émoi. Vendredi, sa famille avait lancé une alerte sur Facebook, indiquant qu’elle était portée disparue depuis 11 heures du matin.
Les proches avaient partagé sa photo, son prénom et plusieurs numéros de téléphone, suppliant quiconque l’apercevrait de prévenir immédiatement ou de la conduire auprès des autorités. Dans la soirée, un second message exprimait la détresse de la famille et appelait à la solidarité.
La photo diffusée montrait une fillette vive et souriante, au visage rond et doux, les cheveux noirs plaqués par l’eau, la peau encore humide, comme après un jeu ou une baignade. Elle se tenait debout sur un sol pavé mouillé, près d’un bassin ou d’une piscine, image d’une enfance brutalement interrompue. Ce cliché, devenu symbole de l’appel au secours de ses proches, a circulé sur les réseaux sociaux.
Mais la nuit a révélé l’horreur. Vers 21 heures, un sac suspect a été déposé devant le portail familial. Alertée, la police du commissariat de la sécurité publique du district de Moramanga s’est rendue sur place, dans le fokontany Ambodifilao, près de la RN44 et de la stèle de 1947. À l’intérieur du sac se trouvait le corps sans vie de l’enfant.
Étranglement
Une sage-femme du centre de santé de base de niveau II d’Ambohimandroso a été appelée pour procéder aux constatations, aux côtés des officiers de police judiciaire. Le rapport officiel décrit une scène particulièrement violente. Les mains et les pieds de la fillette étaient ligotés dans le dos, la gorge serrée par un lacet de chaussure, la bouche et le nez ensanglantés. La mort, survenue quatre à cinq heures avant la découverte, a été causée par strangulation.
Les parents d’Anya n’ont pas pu livrer davantage de détails à la presse, accaparés par le deuil. Après les constatations, la famille a récupéré la dépouille. La police a ouvert une enquête, relevant l’identité des habitants du voisinage, des membres de la famille et des témoins. L’émotion reste vive, tandis que les proches dénoncent un crime insupportable, qui a arraché une enfant à la vie et plongé une famille dans la douleur.
Gustave Mparany
