JACKY ABDOU GÉRARD - « La maîtrise du code de la route est primordiale »

Jacky Abdou Gérard, propriétaire de l’auto-école Jacky à Ampasamadinika, nous livre son regard sur le monde de la circulation.


Pouvez-vous nous rappeler les types de permis que vous délivrez ?

Notre auto-école existe depuis plus de 30 ans. Nous délivrons tous les permis : A’ pour les motos de moins de 125 cm³, A pour celles de plus de 125 cm³, B pour les voitures, C pour les poids lourds, D pour les transports en commun et E pour les véhicules avec remorque. Pour le moment, nous n’avons pas encore le permis F, destiné aux personnes en situation de handicap.

Comment se déroule la formation et l’examen ?

Chaque candidat doit constituer un dossier selon le permis demandé. Une fois les documents vérifiés et validés par le centre d’immatriculation, le candidat peut passer l’examen : d’abord le code de la route, puis la conduite. Après réussite, le centre d’examen envoie le dossier au centre d’immatriculation pour l’obtention du permis officiel. Nous veillons à ce que tout soit clair et respecté, car la sécurité routière commence par des procédures.

Le jour du dépôt des dossiers, le demandeur doit se munir des pièces requises et s’acquitter des frais de dossier s’élevant à 38 000 Ar. Ce même jour, une photo sera prise du demandeur, qui recevra une attestation provisoire. La date de récupération du permis de conduire lui sera également communiquée.

Comme pour tout examen, certains réussissent et d’autres non. Le droit d’examen permet jusqu’à trois tentatives. En cas d’échec aux trois tentatives, le candidat doit s’acquitter de nouveaux frais pour une nouvelle série, que ce soit pour le code ou pour la conduite.

Qu’est-ce qui garantit réellement la prévention routière ?

Les deux sont indispensables. La maîtrise du code de la route est la base, mais l’attitude du conducteur sur la route est tout aussi cruciale. Les élèves sont formés à reconnaître les risques, à adapter leur allure, à éviter l’alcool, à respecter les distances de sécurité et à adopter une conduite responsable. C’est ce mélange de connaissances et de comportement qui réduit véritablement les accidents.

La formation actuelle suffit-elle pour les jeunes conducteurs ?

Pas entièrement. À Madagascar, il faut avoir 18 ans pour conduire et 21 ans pour obtenir le permis B, âge auquel la maturité est supposée acquise. C’est pourquoi nous insistons sur le renforcement des capacités et la sensibilisation pratique, surtout pour les conducteurs de transport en commun, qui transportent des vies. Il faut former non seulement au code, mais aussi au comportement, à la courtoisie et à la prise de décision sur la route.

Que faudrait-il améliorer dans le système de formation ?

L’application du code de la route reste insuffisante. Il faudrait introduire des notions de sécurité routière dès l’école, afin que les jeunes assimilent progressivement les règles. À l’auto-école, nous ne faisons que consolider ces bases et préparer les conducteurs à une conduite sécurisée et responsable. Si le code et l’attitude sont respectés, le taux d’accidents pourrait baisser de manière significative.    

 Mialisoa Ida

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