EXPOSITION - «SARY-DIHY» - Tahina Rakotoarivony fusionne corps et peinture

Alliant peinture et mouvement, le concept Sary-Dihy de Tahina Rakotoarivony offre une expérience artistique immersive dans laquelle le corps se transforme en langage universel.

Et si le corps devenait toile et le mouvement peinture ? Avec Sary-Dihy, Tahina Rakotoarivony repousse les frontières de la création artistique en proposant une fusion saisissante entre danse, couleur et émotion. À travers ce concept original, l’artiste invite le public à vivre une expérience sensorielle où l’œuvre ne se limite plus au regard, mais se prolonge dans le ressenti. L’exposition se tiendra à l’Is’Art Galerie – Tiers Lieu Mahatazana du 1er au 22 avril, avec un vernissage prévu le 1er avril pour lancer officiellement cette immersion artistique.

Sary-Dihy, littéralement « image-dansée », se présente comme une véritable expression du corps. À travers une technique mixte, ce concept associe peinture, mouvement et rythme pour donner naissance à un langage universel accessible à tous. Tel une partition musicale, il ne contient pas la musique elle-même, mais offre toutes les clés pour en comprendre l’intention. Chaque geste, chaque couleur devient une note, guidant le spectateur dans une lecture sensible de l’œuvre.

Au cœur de cette démarche, le corps occupe une place centrale. Il en est à la fois le sujet et la muse. Dans un face-à-face intense un véritable « corps à corps » les mouvements du danseur s’accompagnent de couleurs éclatantes inspirées du style Pop art. Ces teintes, à la manière d’un métronome visuel, instaurent un rythme et une harmonie qui facilitent la compréhension. Ainsi, chaque création prend vie sous les yeux du public et continue de « danser » bien après l’arrêt du mouvement.

Mais au-delà de l’esthétique, Sary-Dihy touche à l’essentiel : l’émotion. L’œuvre ne se contente pas d’être vue, elle se ressent. Amour, espoir, doute ou encore haine s’entremêlent sans hiérarchie. L’artiste ne cherche pas à orienter le spectateur, mais à lui permettre de s’approprier ces émotions. Car ici, la création ne s’achève pas sur la toile : elle se poursuit en chacun.

Cassie Ramiandrarivo 

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