TOLIARA - Une conférence sur les femmes au foyer

« Les femmes au foyer peuvent-elles être actrices du changement ?» C’est le thème abordé lors d’un programme de formation de jeunes femmes à la politique, le 7 mars dernier à Toliara.

Tomarsonnette Espérant, participante au programme YWPP (aux lunettes), a initié un dialogue sur les femmes.

Femme au foyer et actrice de changement : peut-on concilier les deux ? ». Entrepreneure, professeure d’université, jeune activiste et femme en situation de handicap ont été les panélistes invitées au dialogue. Après les partages d’expérience de chacune dans leur domaine, les panélistes ont insisté sur le rôle important des femmes dans leur foyer, dans leur travail et au sein de leur communauté.

« Les expériences de résilience des panélistes dans leurs combats et défis quotidiens ont touché l’audience. Même si une femme est active hors de son foyer, c’est-à-dire qu’elle a un travail qui lui fait quitter sa maison chaque matin, une femme prend toujours soin de son foyer. Elle trouve toujours le temps de le faire. Ses responsabilités premières restent son foyer, son mari et ses enfants », 

explique Espérant Tomarsonnette, membre du programme YWPP à Toliara, organisatrice de l’événement.

La professeure Félicité Fienena, enseignante, a incité les femmes à être fortes, femmes au foyer ou non. « Apprenez à ne pas montrer vos misères et vos problèmes. Les femmes sont faites pour être fortes, tout le temps. Organisez-vous et choisissez des formes de cache-misère », a-t-elle sensibilisé les femmes.

Cache-misère

« La femme est actrice de changement, là où elle est », reconnaît un jeune homme présent au dialogue. « Comment, nous les hommes, pouvons-nous vous aider à réussir ce changement ? », a-t-il demandé. Les propositions ont ainsi afflué.

Tomarsonnette Espérant propose d’élargir l’audience d’un pareil dialogue en milieu rural afin de contribuer à leur développement personnel. Pour une femme activiste, présidente d’une association de promotion des femmes, le 8 mars est une journée d’actions.

« Cette conférence est un moyen, justement, d’agir. On exige des actions de promotion des femmes, de leurs droits, de leur bien-être, de leur situation au travail, de leur santé, de leur accès aux soins pour elles et leurs enfants, de la lutte contre les violences conjugales. Il ne s’agit pas de faire la fête et de se retrouver dans les bars comme font les hommes. Il y a encore incompréhension de ce qu’on appelle égalité et ce qu’on entend par droits des femmes. Il y a encore du chemin », explique Mirana Ralaivola, présidente de l’association « Vehivavy Mamiratra ».

Miotisoa Mare

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