Le secteur minier n’absorbe pas les ingénieurs formés. Un déséquilibre qui reflète les limites économiques du pays.
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| Des ingénieurs en mine et des étudiants de la mention Ingénierie minière de l’Espa Vontovorona. |
Le nombre d’ingénieurs en mines dépasse largement les besoins actuels, car Madagascar n’est pas encore une économie minière. Faute d’opportunités dans leur domaine, de nombreux diplômés sont ainsi contraints de s’orienter vers d’autres secteurs d’activité », a constaté Herivola Rakotosoa, chef de la mention Ingénierie minière auprès de l’École supérieure polytechnique d’Antananarivo (Espa), hier, lors de l’annonce de la célébration du 50e anniversaire de la mention, qui se tiendra le vendredi 24 avril à Vontovorona.
La suspension de l’octroi des permis miniers depuis novembre 2010 a rendu la situation encore plus difficile pour les ingénieurs en mines. Ils travaillent dans l’exploration ou encore dans le domaine de la géologie. Beaucoup occupent des postes liés à l’environnement. D’autres évoluent dans le secteur du Bâtiment et travaux publics (BTP), notamment grâce à la formation en géotechnique dispensée dans l’établissement. Certains se sont aussi orientés vers le domaine Hygiène, Sécurité, Environnement (HSE). « Cette formation se distingue par son caractère multidisciplinaire, car elle requiert la maîtrise de plusieurs disciplines », enchaîne Herivola Rakotosoa.
Nouveau bâtiment
Cette dernière espère une évolution de la situation. « Nous espérons que la réouverture des permis miniers entraînera la création de nombreuses sociétés minières », souligne-t-elle. Cette filière se prépare à cette éventuelle progression du secteur.
Le président du comité d’organisation de la célébration du cinquantenaire, le général de division aérienne Jean José Désiré Randrianirina, a annoncé la construction d’un nouveau bâtiment pour cette mention. « L’objectif est de construire des infrastructures dédiées à l’enseignement et au partage avec les entreprises, les anciens et l’ensemble des acteurs du secteur des énergies renouvelables », note Herivola Rakotosoa.
Miangaly Ralitera
