Aimé Michel Douraline, dit Bouda, multiple médaillé d’or des Jeux des Îles et de la Zone 7, livre son avis sur les points à améliorer pour le développement du volleyball malgache.
Quelles sont les failles ces dernières années, car on plafonne dans l’océan Indien ?
Nos failles résident dans la puissance en attaque et en exécution, la taille et l’analyse individuelle de chaque joueur(se), ainsi qu’en réception par rapport aux adversaires. L’objectif est de marquer le maximum de points possibles, donc il faut aussi assurer la défense. J’insiste sur la taille. Ce n’est plus évident d’aligner des joueur(se)s de petit gabarit. Il faut désormais se consacrer à la détection de jeunes joueur(se)s de grande taille. Ce sera par la suite aux coachs de bien les former techniquement. Chaque joueur(se) devrait donner son maximum sur le terrain du début à la fin du match. Il faut être fort mentalement en attaque, en contre et en défense, pendant l’entraînement et durant le match.
Quelles différences observez-vous entre l’entraînement d’une équipe féminine et celui d’une équipe masculine ?
Les garçons sont plus rapides dans la vitesse d’exécution. Les joueurs se focalisent un peu trop sur la puissance que sur la technique. J’ai passé beaucoup de temps en tant que joueur de haut niveau, je suis maintenant reconverti en coach. Je trouve qu’on manque d’analyse individuelle malgré la maîtrise de la combinaison. Les Réunionnais sont nos bêtes noires. Ils sont de bons techniciens et ils analysent en détail notre jeu. Les filles sont logiquement plus lentes, et pour rivaliser avec les favoris de la région, il faut travailler davantage la tactique, outre la puissance et la rapidité d’exécution.
Le volley malgache manque de relève, que conseillez-vous ?
Tout d’abord, il faut l’implication des autorités : l’État, les élus et les nommés, la fédération et les ligues devraient exiger des pépinières dans chaque club. Les jeunes devraient bien maîtriser les techniques de base dès les U12, U14, U16. Les clubs devraient se focaliser sur la détection des jeunes de grande taille. On ne devrait pas trop compliquer non plus les règles de transfert pour le bien des joueurs, leur future carrière et du volley en général, car beaucoup de joueurs sont motivés à pratiquer la discipline en vue d’éventuelles sorties internationales et d’être détectés par des clubs étrangers.
Comment avez-vous vécu la transition de joueur en coach ?
Chaque athlète se reconvertit logiquement en entraîneur, arbitre ou dirigeant au moment où il ne peut plus déployer beaucoup d’efforts physiques. Je veux personnellement partager mon expérience. J’ai créé une école de volleyball et j’ai été sollicité pour coacher un club. Nos atouts sont, entre autres, d’avoir passé beaucoup d’années en tant qu’athlète de haut niveau au sein de l’équipe nationale. Je trouve que cette expérience m’a facilité le rôle d’entraîneur.
Serge Rasanda

Comme pour le Basket : Arrêtons de rêver, il n'est pas dans la nature malgache d'avoir des grands et gros gabarits,. C'est le problème de tous les sports comme le rugby ou le volley. En sport individuel, il existe des catégories de poids qui favorisent notre jeunesse (haltéro, judo, lutte, athlétisme course, //..) avec quelquefois des titres de champions d'Afrique. Au lieu de penser à trouver des grandes tailles (très rares pour chaque sport Co), on ferait mieux de tabler sur des sports capables de nous représenter aux prochains Jeux Olympiques. Alors, on fait quoi ??? on reste dans une routine ... négative ???
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