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| Des membres de l’association MadaTri-so, à l’EPP Vohibola, hier, lors de l’annonce de la célébration de ses 5 ans. |
Des parents d’enfants atteints de trisomie 21 se sont regroupés en une association, la MadaTriso. Dans cette association, ils se battent pour l’autonomie de leurs enfants. “Nous ne voulons pas qu’ils deviennent une charge pour leur entourage et leurs frères et sœurs, plus tard”, indique Hanta Rafanoharana, mère d’une adolescente trisomique, hier, dans le cadre de l’annonce de la célébration de la journée mondiale de la trisomie 21 et des 5 ans de l’association, qui se tiendront le 20 et le 21 mars, à l’Ekar Faravohitra.
La fondatrice et coordinatrice de l’association, Ando Andrianarisaina, affirme que l’existence de MadaTriso a favorisé la scolarisation des enfants trisomiques, tant dans les écoles ordinaires que spécialisées. “Le nombre d’écoles primaires publiques accueillant des enfants en situation de handicap est en augmentation. (...) Nous demandons davantage de formations pour les enseignants et les responsables afin de mieux prendre en charge les enfants trisomiques”, souhaite Ando Andrianarisaina.
L’association dispose, par ailleurs, d’ateliers de danse, de couture, de cuisine, d’agriculture et d’élevage. “Notre objectif est que les participants puissent gérer ces activités de manière autonome, plus tard”, enchaîne Hanta Rafanoharana.
Projet
Le but de l’association est de créer un centre d’accueil des personnes atteintes de trisomie 21, “mais il s’agit encore d’un projet à long terme”, poursuit-elle.
Sa fille Harena, âgée de 16 ans, a le diplôme de CEPE, mais n’est plus scolarisée dans un établissement scolaire, suite aux discriminations qu’elle a endurées à l’école. Elle la prépare à cette autonomisation, d’une autre manière. “Elle suit des cours de langue, de peinture, outre les activités de l’association. Je l’avais considérée comme les autres enfants, depuis tout petit. Elle se débrouille pour cuisiner, pour s’occuper d’elle, pour faire la vaisselle, pour préparer le riz, actuellement”, indique Hanta Rafanoharana. L’acquisition de cette indépendance à l’âge adulte est leur principal défi.
Miangaly Ralitera
