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| Des présidents des universités de Madagascar en conférence le 12 mars. |
La question de la qualité des mémoires a été au centre des discussions lors de la conférence élargie des présidents d’universités, tenue le 12 mars au siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à Fiadanana. Selon une source proche de l’université d’Antananarivo, « certains étudiants utilisent l’intelligence artificielle pour rédiger leur mémoire ». Tous les niveaux d’études impliquant la rédaction d’un mémoire seraient concernés par ce phénomène.
Face à cette situation, le ministère a encouragé les universités à mettre en place un dispositif de contrôle rigoureux pour encadrer l’usage de l’intelligence artificielle. « Son utilisation peut nuire aux compétences des étudiants. Ils se contentent de copier-coller bêtement des textes déjà rédigés », précise notre source.
Les mesures recommandées incluent une supervision plus stricte des encadreurs et des limites précises sur l’utilisation de sources externes. « Il est normal de s’appuyer sur des références, mais le plagiat ne devrait représenter que 5 à 10 % du contenu du mémoire », ajoute la source.
Ces discussions mettent en lumière un défi majeur pour l’enseignement supérieur, celui de concilier les nouvelles technologies avec la formation des étudiants, tout en préservant l’intégrité et la qualité académique des travaux.
Miangaly Ralitera
