JEUNESSE ET SPORTS - Le monde sportif réclame un ministre technicien

Après la dissolution du gouvernement annoncée lundi, le monde sportif s’interroge sur le profil du futur ministre de la Jeunesse et des Sports. Qui sera l’heureux élu ?

Qui succédera au ministre sortant Alain Désiré  Rasambany ?

Les regards du monde sportif sont tournés vers Ambohijatovo. La récente dissolution du gouvernement a relancé le débat sur la gouvernance du sport à Madagascar. La question est de savoir si le ministère sera confié à une figure expérimentée capable d’insuffler un nouveau souffle ou si le ministre sortant sera reconduit.

Les défis sont nombreux : homologation du stade Barea de Mahamasina, insuffisance des infrastructures, financement limité, formation et épanouissement des jeunes, rayonnement international… Dans ce contexte, le choix du futur ministre apparaît stratégique. Pour de nombreux acteurs, la priorité serait de nommer une personnalité qui connaît réellement les rouages du sport. L’idéal serait un homme ou une femme issu(e) du sérail, capable de comprendre les réalités des différentes disciplines.

« Le ministère de la Jeunesse et des Sports doit revenir à un technicien qualifié. Madagascar possède l’École normale supérieure (ENS), qui a formé plusieurs techniciens capables de diriger ce ministère. Il faut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », confie un sortant de l’ENS sous couvert d’anonymat.

Mise en garde

Andry Rakotomanantsoa, entraîneur de basketball, partage cet avis : « Le futur ministre doit avoir de larges connaissances sur le fonctionnement du sport en général et posséder une formation en management sportif. De préférence, il doit être issu du milieu du sport, capable de défendre la politique qu’il propose. »

Plusieurs profils sont évoqués, sans citer de noms par souci d’impartialité : anciens responsables du mouvement sportif, dirigeants de fédérations ou de clubs, techniciens formés dans des institutions spécialisées comme l’École normale supérieure, mais aussi des avocats ou dirigeants de clubs de football et de basketball.

Les anciens athlètes de haut niveau ou olympiens représentent également une option intéressante. Leur expérience nationale et internationale pourrait leur permettre de mieux cerner les besoins des sportifs, qu’il s’agisse de préparation, d’encadrement ou d’infrastructures adaptées, et de renforcer la visibilité du sport malgache à l’étranger.

Le futur patron du sport malgache devra être un homme ou une femme de terrain, capable de dialoguer avec les fédérations, les clubs, les athlètes et les techniciens, mais aussi de défendre les intérêts du pays auprès des grandes instances sportives internationales.

De nombreux observateurs mettent toutefois en garde contre les nominations purement politiques. Le monde sportif appelle à éviter le parachutage de responsables qui ne maîtrisent ni les mécanismes ni les réalités du sport malgache.

« Quel que soit le profil du candidat, aucun ministre ne pourra accomplir grand-chose en quatre ou cinq mois. Tant que le gouvernement reste instable et que le pays est encore dans un contexte de crise politique, il est très difficile de mettre en place une véritable politique de développement du sport », confie Toussaint Rabenala, ancien athlète et champion d’Afrique.

Donné Raherinjatovo

1 Commentaires

  1. Il suffit de savoir vraiment ce que l'on veut: une jeunesse active et non oisive (délinquance) et une vision sportive vers le haut niveau dans des sports où le potentiel de nos jeunes peut réellement s'exprimer en fonction de nos moyens. Sports collectifs, trop chers pour pouvoir être sur le podium continental, encore moins mondial. La Jamaïque a opté pour l'athlétisme, la Georgie pour les sports de combat . Nous on fait quoi ??? à part s'éparpiller !!!

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