À Arivonimamo, un homme soupçonné d’avoir tué une femme âgée de 75 ans a été arrêté après la découverte du corps et de bijoux appartenant à la victime en sa possession.
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| La ville d’Arivonimamo, ici photographiée dans son quotidien, a été le théâtre du meurtre. |
Une affaire glaçante. Le 8 mars, vers 16 heures, à Arivonimamo, le corps sans vie d’une femme d’environ 75 ans a été découvert dans sa chambre, étendu sur son lit.
Les constatations ont été effectuées en présence d’un médecin, lequel a relevé de violents coups portés au visage de la victime, laissant supposer des blessures mortelles. Selon ses observations, un étranglement pourrait également avoir contribué au décès, estimé survenu la veille au soir, le 7 mars.
Les premières investigations de la Police nationale ont rapidement orienté les soupçons vers un locataire de la victime, installé au rez-de-chaussée de la maison. Cet homme n’avait pas payé son loyer depuis cinq à sept mois et, d’après les renseignements recueillis, il cherchait déjà un autre logement dans les environs. Lors de son arrestation, il a tenté de résister, mais n’a pu échapper aux forces de l’ordre.
La fouille opérée sur lui a permis de découvrir plusieurs bijoux appartenant à la défunte, dont six bagues en métal jaune et en argent, ainsi qu’un collier portant un pendentif gravé du prénom de la défunte. Ces objets ont été restitués à la famille.
Preuves matérielles
Conduit au commissariat, le suspect a nié toute implication, affirmant qu’il n’avait pas commis le meurtre. Pourtant, les preuves matérielles retrouvées en sa possession pèsent lourd contre lui. La police a également constaté des traces d’effraction sur la porte du logement, que l’auteur présumé avait refermée sans la verrouiller, dans une tentative de masquer son acte.
C’est la famille de la victime qui, alertée par des signes inhabituels, a prévenu les autorités.
Présenté hier au parquet, le responsable présumé devra répondre de ses actes devant la justice. La qualification retenue est celle de coups et blessures ayant entraîné la mort.
La cérémonie d’inhumation de la victime se tient aujourd’hui. Ses proches conservent la possibilité de déposer plainte si d’autres biens venaient à manquer dans la maison. Pour l’heure, les éléments recueillis suffisent à établir la responsabilité de l’homme arrêté, dont le refus de reconnaître les faits contraste avec la gravité des preuves réunies.
Gustave Mparany
