Le site de Tsimiroro voit la remise en service de plusieurs puits d’huile lourde. La société prévoit d’élargir la production dans les prochaines années.
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| Vue sur le site de Tsimiroro. |
Sur site, le projet de Tsimiroro reprend forme. Après avoir annoncé la reprise de l’exploitation de l’huile lourde de cette partie de la Grande Île, Madagascar Oil indique remettre en service des puits de forage sur place. « Actuellement, sur le site de Tsimiroro, la compagnie dispose de dix-neuf puits de forage sur le site, auxquels s’ajoutent six autres puits initialement consacrés à l’injection de vapeur, soit un total de vingt-cinq puits immédiatement remis en service », indiquent les responsables dans un communiqué, hier.
L’objectif de cette remise en service est d’accroître la capacité de production jusqu’à trois cents barils par jour. Avec cette phase de lancement, la société compte ainsi réactiver ses puits, en forer d’autres et remettre à niveau les puits d’injection de vapeur, ceux qui permettront à l’huile lourde de remonter à la surface quand elle est forée des puits. L’objectif initial a été fixé par Madagascar Oil lors de sa première phase. « Plus tard, dans les deux prochaines années, nous allons forer jusqu’à 150 puits pour pouvoir entamer la phase d’expansion de l’exploitation de pétrole », avait confié Yanto Sianpar, administrateur général de Madagascar Oil.
Investissements
Ce volume de production pourrait couvrir une grande partie des besoins nationaux, notamment auprès de la Jirama, qui sont de 4 000 barils par jour. La société nationale d’eau et d’électricité est en effet le plus grand utilisateur d’huile lourde du pays. Mais des investissements conséquents sont nécessaires pour booster la production malgache de pétrole. La société Madagascar Oil compte capitaliser sur les expériences du groupe Benchmark dans le développement de projets pétroliers complexes comme au Kazakhstan, en Azerbaïdjan ou encore en Californie. Les investissements totaux du groupe à travers le monde cumulent près de quatre milliards de dollars. Pour Madagascar, le challenge réside surtout dans les infrastructures connexes, notamment sur la chaîne logistique, avec l’état décrépit de la Route Nationale 1 Bis qui pourrait entraver l’acheminement des produits.
Itamara Otton
