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| Les bajajs sont souvent source d’accident à Mahajanga. |
Face à la fréquence des accidents de la circulation à Mahajanga, la commune renforce les mesures de sécurité dans les transports publics. Désormais, les conducteurs de bus, de taxi-ville et de bajaj devront suivre une formation auprès des auto-écoles agréées et obtenir un certificat de capacité pour pouvoir exercer.
La coopération entre la commune de Mahajanga et les auto-écoles consiste en une formation destinée aux conducteurs et chauffeurs titulaires du permis de conduire depuis un an et âgés de plus de 21 ans.
« Afin de prévenir les accidents de circulation, tous les conducteurs devront désormais suivre une formation sur la conduite auprès des auto-écoles agréées. Un certificat de capacité sera délivré. Par la suite, aucun conducteur ou chauffeur ne pourra plus exercer sans ce certificat de capacité à partir du mois d’avril », a expliqué le directeur des transports urbains au sein de la commune de Mahajanga, Portos Maeva.
Le non-respect du code de la route, l’excès de vitesse, la négligence et les problèmes techniques des véhicules ou des taxis-moto sont souvent les causes des accidents à Mahajanga.
Les bajajs arrivent en tête de ces infractions, avec des demi-tours au milieu de la route et en pleine circulation. Ce qui provoque de fréquents incidents, des collisions avec des véhicules et des dégâts corporels pour les piétons.
La majorité des conducteurs sont d’anciens tireurs de pousse-pousse reconvertis en chauffeurs de bajaj, qui n’ont pas suivi de formation dans les auto-écoles.
Effectif limité
La période de renouvellement des licences et autorisations d’exploitation pour les transports moto-taxis (TMT) ou bajajs débute à partir de ce mois de mars. L’effectif des bajajs autorisés à circuler à Mahajanga est limité à trois mille deux cent cinquante.
« Nous tenons compte de la dernière délibération du conseil municipal sur l’effectif autorisé à circuler dans la ville. Il ne doit pas dépasser 3 250. Nous procédons depuis quelque temps à la chasse aux tricycles clandestins à Mahajanga. La police municipale, avec la police nationale, effectue les contrôles et les contrevenants sont placés en fourrière à la voirie. Les bajajs sont pointés du doigt dans des actes d’insécurité, de vol et d’agression. Un logiciel de contrôle de l’autocollant est déjà opérationnel depuis plusieurs années pour pouvoir identifier le conducteur en cas d’incident. Les propriétaires ne seront plus impliqués dans les mésaventures de leur chauffeur dans ce cas », a ajouté le directeur.
Aujourd’hui, on compte une quarantaine de taxis-ville à Mahajanga. Au niveau du transport en commun, huit lignes de bus sont ouvertes pour desservir le district de Mahajanga I.
Vero Andrianarisoa
