Certaines carrières de sable à Mahajanga sont fermées depuis 2023, sous l’ancien gouverneur de la région Boeny, en raison de dégâts écologiques graves. Des gouffres profonds, dus à des extractions abusives, ont notamment été constatés à Maroala, dans le fokontany d’Amborovy.
Vendredi dernier, les activités d’extraction de sable dans le secteur 7, à Ankaraobato (Petite Plage) et à Tsarahonenana, ont dépassé la limite autorisée. D’après le document délivré par la commune de Mahajanga et signé par le maire le 24 février, l’autorisation d’extraction a été accordée au propriétaire du terrain.
L’autorisation est délivrée au nom d’une dame, pour une durée de quinze jours, renouvelable. Elle est également propriétaire du terrain, situé dans la propriété dite Mampiadanana, à Soaniedanana, Amborovy. Selon l’article 2, l’extraction doit se limiter à la surface définie par le plan de profil topographique. Il est aussi interdit de creuser au-delà de ce qui a été fixé lors de la visite préalable des lieux.
« Ils ont creusé au niveau des fondations de notre clôture. Avec les prochaines pluies, notre maison risque de s’effondrer, tant le trou près du mur de clôture est profond. Cette propriété appartient à ma sœur. Avant son départ à l’étranger, ils étaient venus discuter de la surface à exploiter. Elle avait pourtant prévenu que, même à cinq mètres, il y avait un risque d’effondrement. Ils ont promis de respecter les limites, mais après son départ, ils les ont dépassées. Nous demandons aux responsables d’intervenir face aux dommages environnementaux et d’obliger les exploitants à réparer les dégâts. Cette carrière avait déjà été fermée par la région en raison des dégâts écologiques, et nous nous demandons pourquoi elle a rouvert. Une quinzaine de camions de 12 m³ font des allers-retours pour extraire du sable sur place », a déploré le frère de la propriétaire de la maison voisine de la carrière.
Selon l’article 2, la personne autorisée doit niveler les lieux après l’extraction et planter des arbres afin de préserver l’environnement. Le service topographique est chargé de délimiter la surface à exploiter, conformément à l’autorisation. Or, il n’était pas présent pour contrôler l’opération.
Vero Andrianarisoa