Venus travailler comme ouvriers à Toamasina II, un couple et leur bébé figurent parmi les treize victimes mortes dans un conteneur soulevé et projeté par le cyclone Gezani.
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| Le conteneur servant de logement aux victimes. |
Un bébé de six mois est mort avec ses parents dans la nuit de mardi à mercredi à Toamasina II, lorsque le cyclone a emporté et catapulté un conteneur de chantier de 40 pieds où ils vivaient.
La famille dormait dans ce logement de fortune, utilisé par les ouvriers du bâtiment venus d’Antananarivo. La violence du vent a déplacé la structure sur plus de trente mètres avant de la précipiter dans un bassin. Vingt et une personnes s’y trouvaient ; treize ont perdu la vie, dont le nourrisson, son père et sa mère, morts ensemble dans leur abri improvisé.
Les victimes étaient des ouvriers spécialisés dans la construction, certains expérimentés, d’autres à peine entrés dans le métier en 2026. Pour eux, le conteneur servait à la fois de dortoir et de lieu de stockage, faute d’infrastructures adaptées. Trois années de travail à Toamasina pour certains, un premier chantier pour d’autres, mais tous vivaient dans la même situation de précarité.
Parmi les treize victimes figurent deux femmes et plusieurs jeunes hommes originaires d’Anosiala (Ambohidratrimo), d’Ambositra, de Behenjy et de Miantsoarivo. Les corps ont été rapatriés hier après-midi depuis Toamasina vers leurs villages d’origine.
Pris en charge
Selon Paul Dieu Donné Randriamandimbisoa, chef d’équipe sur le chantier, les employeurs ont pris en charge l’intégralité des démarches, du transport des dépouilles jusqu’au soutien alimentaire des familles endeuillées. Les responsables dénoncent par ailleurs les appels à l’aide diffusés sur Facebook, jugés opportunistes et mensongers, rappelant que tout est déjà assuré par les responsables.
Une source au sein de l’hôtel où les ouvriers travaillaient confirme que Paul Dieu Donné n’a jamais sollicité de collecte publique et que toute tentative de demander de l’argent au nom des victimes constitue une exploitation indécente du drame.
Selon le Bureau national de gestion des risques de catastrophes (BNGRC), dans son bilan publié hier à 16 heures, le cyclone Gezani a fait un total de trente-huit morts.
Gustave Mparany
