RENCONTRE AVEC LE MEDEF - Une feuille de route entre l’État et le secteur privé

Le président de la Refondation de la République de Madagascar a rencontré le Medef International et le GEM à Paris. Une feuille de route commune a été proposée.

Le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, à Paris.

À Paris, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a rencontré le Medef International et le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Au cœur des échanges figurait la mise en place d’une feuille de route commune visant à structurer la coopération entre l’État et le secteur privé, autour de vingt-neuf projets prioritaires estimés à plusieurs milliards d’euros, assortis d’un calendrier et de mécanismes de suivi clairement définis.

En déplacement à Paris, le chef de l’État a plaidé pour une meilleure coordination entre l’État et le secteur privé. Lors de cette rencontre avec le Medef International et le GEM, il a insisté sur la nécessité «d’aligner les projets du secteur privé sur les priorités gouvernementales ».

Saluant « une initiative franco-malgache qui démontre une ambition et une volonté communes de développer ensemble le pays », il a rappelé que « le secteur privé est un acteur important du développement ». Une feuille de route stratégique commune a ainsi été élaborée par les deux organisations patronales. Selon lui, ce document « pourrait devenir une base du cadre partenarial entre l’État malgache et le secteur privé ».

Le président a également replacé cette dynamique dans « la refondation institutionnelle et économique engagée à Madagascar », ainsi que dans le renforcement de la coopération bilatérale avec la France. Il a souligné l’importance de garantir « la continuité des services essentiels » tout en engageant « une trajectoire de transformation structurelle à moyen terme ».

Des priorités sectorielles

Le programme présenté comprend 29 projets prioritaires, répartis en quatre volets : l’énergie (9 projets), les infrastructures durables (7), le numérique et les compétences (7) et le tourisme (5). Les investissements attendus sont estimés entre 1,21 et 2,29 milliards d’euros, avec un portefeuille priorisé pour la période 2026-2030 évalué à près de 2,9 milliards d’euros.

Le calendrier prévoit plusieurs phases : « zéro à deux mois » pour les études de structuration et les premiers appels d’offres, « 12 à 24 mois » pour une montée en charge progressive et « au-delà de 24 mois » pour les projets structurants, liés notamment à l’eau et aux grandes infrastructures.

Le chef de l’État a également évoqué un impact potentiel sur l’emploi, avec « 6 000 à 15 000 emplois directs temporaires » et « 1 000 à 2 500 emplois directs durables ». Il a toutefois souligné que « cet avant-projet nécessite des arbitrages afin de lever certains blocages».

Le gouvernement se dit prêt à « explorer ensemble les moyens d’y parvenir au plus tôt ». Un « mécanisme stable de suivi et de monitoring » sera mis en place sous la coordination du Bureau du Premier ministre.

Irina Tsimijaly

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