PHILIPPE RAZANAKOLONA - « Milano-Cortina 2026 est une vitrine mondiale pour la Grande Île »

À l’issue des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, Philippe Razanakolona, vice-président de la Fédération malgache de ski et vice-chef de mission, répond à nos questions.

Monsieur le Vice-président, les JO d’hiver 2026 ont pris fin dimanche en Italie. Pouvez-vous donner votre analyse sur les résultats de nos athlètes ?

Je considère que notre participation aux Jeux olympiques d’hiver de Milano-Cortina 2026 marque une étape importante dans la construction du ski malgache.

Les performances de Mialitiana Clerc et de Mathieu Gravier démontrent que Madagascar ne participe pas aux Jeux d’hiver par symbole, mais avec une véritable ambition sportive. Dans un environnement extrêmement compétitif, nos athlètes ont su faire preuve de constance, de maturité et d’engagement. Obtenir des classements dans le top 50 mondial, dans un contexte olympique, est le résultat d’années de travail structuré, de sacrifices et d’un encadrement rigoureux.

Quelles retombées espériez-vous obtenir auprès des jeunes après les JO d’hiver de Milan-Cortina ?

Au-delà de la performance, l’impact humain est considérable. À Madagascar, nous voyons déjà l’effet que cette représentation peut avoir sur les jeunes. Beaucoup d’enfants découvrent qu’il est possible de poursuivre un rêve, même lorsqu’il semble improbable au départ. La répétition des participations olympiques, notamment pour Mialitiana, envoie un message fort de persévérance et de continuité. Mathieu, de son côté, incarne également cette nouvelle génération engagée, qui montre que le projet malgache s’inscrit dans la durée.

Sur le continent africain, comment interprétez-vous cette présence qui n’entre pas dans la logique des choses ?

La présence africaine aux Jeux d’hiver a une portée qui dépasse le cadre sportif. Elle contribue à élargir la représentation dans un univers historiquement dominé par les nations alpines. Chaque départ pris par nos athlètes rappelle que l’excellence n’est pas une question de géographie, mais de détermination et de structure. Nous sommes fiers de contribuer à cette dynamique continentale qui renforce l’inclusion et la diversité dans les sports d’hiver. Mialitiana Clerc a participé aux JO d’hiver lors de trois éditions consécutives, ce qui met Madagascar en avant par rapport aux autres pays africains.

Malgré l’absence de médailles olympiques, quel bilan tirer de ces jeux ?

Les JO d’hiver de Milan-Cortina ont apporté une visibilité internationale remarquable à Madagascar. La couverture par des médias de portée mondiale comme Reuters, Eurosport, NPR et la BBC, les contenus éditoriaux publiés par Olympics.com, ainsi que les nombreuses reprises en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord, ont permis à Madagascar de se distinguer parmi les petites nations présentes. Cette exposition internationale, avec des dizaines de millions d’impressions, confirme que notre projet est crédible, cohérent et inspirant.

Ces Jeux ne sont pas une finalité. Ils représentent un jalon dans une trajectoire plus large : à travers le sport, inspirer la jeunesse et faire découvrir Madagascar à l’international. Nous avons démontré que Madagascar peut non seulement être présent aux Jeux d’hiver, mais aussi y jouer un rôle visible, compétitif et porteur de sens.

Donné Raherinjatovo

1 Commentaires

  1. De belles paroles ... mais les pays riches font croire ainsi que les pays pauvres peuvent être à égalité de performances, ce qui est complètement faux ! Arrêtons de rêver . Les qualificatons aux JO et les médailles se gagneront sur les sports individuels comme le judo, la lutte, l'haltéro, l'athlétisme ... et voilà. Faut savoir ce que l'on veut !!!

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