TSIAFAHY - Les gendarmes abattent deux voleurs de restes humains

Surpris en pleine nuit par les gendarmes, deux pilleurs de sépultures ont été mortellement frappés par balle à Tsiafahy, district d’Atsimondrano. Leur butin a été saisi.

Le sac des voleurs d’ossements, saisi par les gendarmes.

Deux individus ont trouvé la mort dans la nuit de jeudi à vendredi. Ils ont été abattus par les gendarmes alors qu’ils tentaient de profaner des tombes dans le hameau d’Ambohibololona, commune rurale de Tsiafahy, dans le district d’Antananarivo-Atsimondrano. L’intervention a été déclenchée après l’appel d’un habitant signalant des activités suspectes dans le cimetière. Une traque nocturne a alors été engagée. Cinq suspects ont été repérés au cours de l’opération.

À la vue des forces de l’ordre, les profanateurs ont pris la fuite dans l’obscurité et les broussailles. « Malgré les sommations, ils ont poursuivi leur course, ce qui a amené les gendarmes à faire usage de leurs armes. Deux d’entre eux ont été mortellement touchés, un troisième a été arrêté, tandis que les deux autres ont réussi à s’échapper », selon un rapport officiel des faits.

Les gendarmes ont découvert un sac contenant un butin macabre, dont quarante-cinq ossements humains, deux crânes et environ deux kilos de fragments divers.

En garde à vue

Le suspect capturé a reconnu que les tombes ciblées appartenaient à un certain Tor, habitant d’Ambohibololona. Les familles concernées ont été immédiatement informées pour constater les dégâts, d’après les informations communiquées.

Une autorité civile indique que les corps des deux individus neutralisés ont été examinés par un médecin du CSB II, avant d’être remis au fokonolona pour une inhumation provisoire, dans l’attente de l’identification de leurs proches. Le jeune homme arrêté, lui, a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

« Ce n’est pas la première fois qu’un casse de caveaux se produit dans notre secteur. Notre tombeau familial avait déjà été vidé par des voleurs d’ossements. Le matin, en constatant les faits, il ne restait que les suaires, éparpillés. Nous avions même trouvé des papiers et des feuilles de cannabis dans la sépulture, preuve que les malfaiteurs se droguaient en commettant leur forfait. Comme toutes les autres victimes, nous sommes très curieux de comprendre les véritables motivations de ces criminels et les raisons pour lesquelles on a besoin de ces ossements », raconte un habitant.

 Gustave Mparany

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