Un incendie s’est déclaré au septième étage du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation à Anosy. D’importants dossiers ont été réduits en cendres.
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| Une scène de désolation dans un bureau après l’incendie. |
Samedi, une épaisse fumée noire s’est échappée du septième étage de la façade sud du siège du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation à Anosy, connu sous le nom de « patte d’éléphant». Un des policiers chargés de la sécurité a été secouru par les sapeurs-pompiers, évitant ainsi toute perte humaine. En revanche, les dégâts matériels sont immenses, estimés à 90%, selon le commandant Éric Ralaivaonoro, chef du corps des sapeurs-pompiers d’Antananarivo. L’incendie a ravagé huit bureaux répartis entre les septième et huitième étages, dont quatre ont été totalement détruits.
Le feu s’est propagé très rapidement sous l’effet du vent, a expliqué le ministre Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, rappelant qu’aucun immeuble voisin ne pouvait en atténuer la force.
Un gardien de parking des ministères environnants raconte qu’entre midi et 13 heures, alors qu’il écoutait la radio, des passants affolés ont alerté sur la présence de flammes. Il a vu la fumée jaillir d’une fenêtre où un rideau brûlait, tandis que des policiers appelaient les pompiers pour sauver leur collègue piégé.
Consumés
Selon un agent sécurisant le périmètre, ce dernier avait senti une odeur de brûlé et entendu des crépitements avant de monter vérifier. Arrivé au septième étage, il s’est retrouvé encerclé par les flammes et la fumée suffocante. Contraint de se réfugier au huitième étage, il a finalement été évacué avec un masque à oxygène.
Meubles, rideaux et surtout dossiers importants ont été consumés. Les bureaux touchés appartiennent à la direction générale de l’Intérieur et à la Police nationale chargée de l’armement et de la sécurité.
Un grand nettoyage est nécessaire avant toute reprise des activités, tandis que l’inventaire des documents détruits est en cours. Les flammes ont été maîtrisées en deux heures et dix minutes grâce à la pression de l’eau et à la présence d’une colonne humide dans l’immeuble, sous les yeux des témoins stupéfaits.
La Police nationale a ouvert une enquête afin de déterminer l’origine du sinistre. Pour le moment, la thèse d’un court-circuit n’est pas écartée.
Gustave Mparany
