Le projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive, inclus dans le projet de développement durable du secteur routier, financé par la Banque mondiale, concerne la route nationale provinciale 4 reliant Mahajanga à la capitale.
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| Cette borne kilométrique au milieu de la route nationale à Tsarahonenana sur la RN4 signifie que cette route est totalement dévastée. |
En janvier, le ministère des Travaux publics a lancé un rappel à l’ordre aux entreprises chargées des travaux. Selon le calendrier initial, les travaux de réhabilitation et le bitumage des portions et des trois lots devraient être achevés vers la fin de ce mois de février.
Des portions de cette nationale très fréquentée sont dans un état chaotique et dévasté. Le trajet entre Tana et Mahajanga devient encore plus long et dure plus de quinze heures. Le voyage est devenu un calvaire et un cauchemar pour les usagers et les professionnels du transport. Le plus dur se trouve à partir de Tana, en passant par Ankazobe jusqu’à Tampoketsa.
La voie a été scarifiée, mais la suite est à deviner. Tandis que la partie entre Tampoketsa et Mahatsinjo est en cours de finition. Des travaux d’élargissement de la voie sont constatés actuellement avant le bitumage.
Entre Ambondromamy et Tsaramandroso, RN4, et entre Andranomamy et Tsarahonenana, la nationale est illustrée par de nombreuses fissures importantes et des glissements de terrain.
Cauchemar
La voie publique est transformée en piscine boueuse, notamment à Tsarahonenana, le cauchemar des conducteurs. Il en est de même entre Berivotra et Mahajanga, sur une distance de quarante kilomètres. Sur cette tranche de la RN4, l’asphalte a été décapé depuis l’année dernière. Des caillasses ont été déversées ensuite sur la chaussée. Puis, elles ont été laissées sans suite de travaux. Les crues et les eaux apportées durant les intempéries ont alors causé des dégâts. Le parcours est effectué en deux heures de temps contre 45 mn auparavant.
« Les responsables n’auraient pas dû gratter cette route à partir de Marohogo jusqu’à Berivotra et à Ambovondramanesy, car une grande partie du bitume était encore intacte et en bon état. Le pire est qu’ils ont laissé le chantier sans suite depuis le mois de novembre jusqu’à ce jour. Les pluies ont alors détruit et emporté les caillasses. En temps normal, Mahajanga et Berivotra est réalisé en moins d’une heure. De plus, ces cailloux provoquent la crevaison des pneus et les voitures ne peuvent pas rouler à plus de 10 km à l’heure. Les techniciens devront accélérer la finition de ces chantiers. Cela entraîne de gros préjudices pour les usagers et les conducteurs », a déploré un chauffeur de taxi-brousse.
Des milliers de nids-de-poule et de nombreux trous garnissent le long des chantiers de la RN4, sauf sur quelques dizaines de kilomètres déjà en finition, ce qui rend très difficile le passage des véhicules sur ces parties. Des tronçons de la route n’ont pas été touchés par les travaux. À partir de Tampoketsa menant vers la descente vers Mahatsinjo
Vero Andrianarisoa
