| Jean Felix Andrianantenaina, coach de Lucadro. |
Réélu à la tête de la Fédération malagasy de basketball avec 19 voix sur 20, mercredi 11 février, au Palais des sports Mahamasina, Jean Michel Ramaroson entame un nouveau mandat sous le signe de la continuité. Si la majorité salue son bilan et sa vision, certaines voix appellent néanmoins à des réformes structurelles afin de rehausser le niveau du championnat national.
La réélection à 99 % des suffrages exprimés reflète un leadership désormais solidement installé du président nouvellement réélu. Depuis plusieurs années, Jean Michel Ramaroson s’est imposé comme l’un des dirigeants les plus influents du sport malgache, porté par les résultats des sélections nationales, le regain de visibilité à l’international et l’organisation progressive des compétitions. Un parcours qui explique l’absence d’opposition significative lors de l’élection.
Malgré ce large soutien, quelques observateurs estiment toutefois que le système actuel mérite d’être repensé. Non pas pour remettre en cause la légitimité du président réélu, mais pour améliorer l’équité sportive, notamment au niveau du championnat national N1A.
Des améliorations à faire
Anilha Anthony, président du BCB Boeny, reconnaît ainsi le travail accompli tout en soulignant certains déséquilibres. « La reconduction de Jean Michel Ramaroson est logique, car le système est verrouillé. Je le félicite, mais des améliorations restent nécessaires. Le championnat N1A est dominé par les clubs militaires comme le COSPN et la GNBC, sans trop parler de Cosfa, eux qui disposent de moyens supérieurs. Pour donner plus de chances aux clubs civils, les Forces de l’ordre devraient avoir leur propre championnat, et seuls les deux finalistes rejoindraient ensuite la compétition nationale », propose-t-il.
Une analyse partagée par plusieurs acteurs, qui estiment que la domination quasi permanente de ces grandes formations freine l’émergence d’autres clubs et limite la compétitivité globale du championnat.
De son côté, Jean Felix Andrianantenaina, entraîneur du club Lucadro, adopte une position plus mesurée. S’il reconnaît l’influence et l’efficacité de Jean Michel Ramaroson, il insiste sur la nécessité d’anticiper la relève. « Rester trop longtemps en poste comporte parfois des inconvénients. Il serait souhaitable d’intégrer de nouvelles têtes au sein de l’équipe dirigeante pour plus de dynamisme. J’espère que ce sera son dernier mandat et qu’il préparera la relève », avance-t-il.
Entre continuité rassurante et attentes de renouveau, Jean Michel Ramaroson devra aussi répondre aux appels à une gouvernance plus inclusive et à des réformes capables d’élever durablement le niveau du basketball malgache.
Donné Raherinjatovo