Chaque année, près de deux cents Malgaches choisissent la Chine pour poursuivre leurs études. Un chiffre en constante augmentation.
Attirés par la qualité de ses universités, la discipline stricte et la modernité de ses formations, ces jeunes voient dans la Chine une opportunité unique de développer des compétences solides et de revenir dans leur pays avec un savoir directement valorisable.
C’est dans ce contexte que l’Association CMAN (China-Madagascar Alumni Network) a été officiellement présentée lors d’une cérémonie sous le haut patronage de Ji Ping, ambassadeur de la République populaire de Chine à Madagascar. L’association rassemble les anciens étudiants ayant étudié en Chine, afin de partager leurs expériences et de contribuer au développement de Madagascar. En un mois seulement, plus de cent membres se sont inscrits, répartis à travers l’île.
Le président fondateur du CMAN, le Dr Soja Lahimaro, explique : « L’objectif de la création du CMAN est de rassembler ceux qui ont poursuivi leurs études en Chine, de les unir et de combiner leurs compétences ainsi que leurs connaissances de la culture des deux pays. La Chine occupe une place importante, tant sur le plan économique que culturel. Les étudiants de retour à Madagascar ont le devoir d’apporter leur contribution. ».
Pour l’ambassadeur Ji Ping, « Il n’existe pas encore de statistiques très précises, mais les étudiants malgaches se rendent en Chine par différents moyens, même sans passer par les bourses officielles. Cependant, la Chine reste un pays strict sur les questions d’immigration : il existe des contrats et des accords précisant qu’il faut rentrer après un certain temps. Il faut travailler pour rester, et on ne peut pas obtenir un visa de séjour simplement pour rester dans le pays. »
Hajavola Razanakoto Soldier, ancien étudiant en Chine, ajoute : « La Chine figure aujourd’hui dans le top 10 des universités mondiales. Il n’est pas nécessaire d’aller systématiquement en Occident pour obtenir une formation de qualité. Lorsqu’on respecte leur culture et leur langue, les portes s’ouvrent. Travailler en Chine demande un minimum de persévérance et la présentation de preuves, nationales ou internationales, car, étant étrangers, il existe quelques filtres pour accéder au marché du travail. »
Irina Tsimijaly