ENTREPRISE - Le salaire minimum dans le privé passe à 300 000 ariary

Le salaire minimum dans le privé à Madagascar passe  à 300 000 ariary à partir du 1er mars 2026.

Après des mois de discussions, les partenaires sociaux à Madagascar ont finalement trouvé un terrain d’entente sur le salaire minimum dans le secteur privé. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement du patronat malagasy (Fivmpama) et la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM) ont convenu de fixer le Salaire minimum d’embauche (SME) à 300 000 ariary pour la catégorie M1, avec une révision des montants pour les autres catégories.

Cette revalorisation, qui représente une hausse de plus de 14 % par rapport au SME actuel de 262 680 ariary, devrait entrer en vigueur le 1er mars 2026, après approbation par le Conseil national du travail et de l’emploi (CNTE), précise le GEM. Les négociations avaient été suspendues en 2025 à cause des incertitudes liées à l’Agoa et au contexte international. Selon le communiqué conjoint, cet accord a pu être conclu grâce à « l’excellence du dialogue social au niveau national et le sens de responsabilité des travailleurs et du patronat ».

Effort commun

La dernière augmentation officielle du salaire minimum dans le privé remonte au 1er mars 2024, avec une hausse d’environ 10 %. Avant cela, une augmentation similaire avait été décidée début 2023. Au total, presque 2 ans se sont écoulés sans revalorisation concrète pour les salariés du secteur privé.

Le GEM souligne que, malgré les augmentations presque annuelles, « les incertitudes sur l’Agoa et le contexte international n’avaient pas permis de conclure ces négociations en 2025 ». Pour les partenaires sociaux, cette hausse traduit un effort commun pour maintenir un dialogue permanent entre employeurs et salariés.

Du côté des perspectives, le climat des affaires reste « encore un peu incertain », et le pouvoir d’achat des travailleurs dépendra directement de ce nouveau salaire. Concernant le risque de licenciement, les entreprises franches sont les plus concernées, mais cette mesure s’applique à l’ensemble des secteurs du privé.

Un décret viendra officialiser ces nouveaux montants dès que le CNTE aura donné son feu vert, mettant fin à une période d’attente et offrant aux salariés un regain de pouvoir d’achat attendu depuis longtemps.

Irina Tsimijaly

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