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| Le coût de la démolition est évaluée à environ 220 millions d’ariary. |
La démolition du Colisée ne s’improvise pas. Derrière ce chantier d’envergure se cache une opération technique délicate où chaque geste doit être calculé. Pour Jeremia Ramarolahy, gérant de JT Construction, entreprise privée basée à Tanjombato Soavina, le risque dépend essentiellement du système utilisé.
« Il y a toujours un risque si les mesures de sécurité ne sont pas respectées », souligne-t-il.
La destruction d’un édifice en pierre – et non en brique – demande un travail approfondi. « Il faut impérativement passer par une étude et effectuer des calculs précis. La démolition se fait par mètre carré », explique cet entrepreneur. Avant toute intervention, une analyse technique doit déterminer la méthode à adopter, les équipements nécessaires et le nombre d’ouvriers mobilisés.
Le chantier exige également l’installation de dispositifs de protection afin d’éviter tout accident. Une mise à distance des zones environnantes est recommandée pour prévenir d’éventuelles catastrophes soudaines pouvant mettre en danger les riverains.
Au-delà de l’aspect technique, la question environnementale demeure sensible. La démolition peut générer d’importants dégagements de poussière, susceptibles de perturber le voisinage. Jeremia Ramarolahy insiste néanmoins : si l’entreprise chargée des travaux respecte les normes de sécurité, les risques peuvent être maîtrisés.
Contrairement aux idées reçues, l’utilisation de machines lourdes n’est pas indispensable. Selon le gérant, des équipements tels que la machine coupe-béton, la meule (mèche de coupe-béton) et le marteau-piqueur suffisent pour exécuter le chantier tout en protégeant les alentours.
Un mois maximum
Du côté de Mahamasina, une protection en tôle (boiron) peut être installée vers l’extérieur afin de contenir d’éventuelles chutes de fragments. « Si des débris tombent, ils seront retenus par cette protection », explique-t-il, tout en précisant que certaines planches restent peu sécurisées, car trop fines.
La société en charge des travaux doit également veiller à sécuriser les habitants à proximité du site. La dégradation est évaluée à environ 220 millions d’ariary. Quant à la durée des travaux, elle dépend du nombre de mètres carrés à traiter et de l’effectif mobilisé. Avec une équipe comprise entre 30 et 40 personnes, la démolition pourrait être achevée, selon lui, en un mois maximum.
Chaque étape repose ainsi sur un principe fondamental : calculer, sécuriser et encadrer. Car, dans ce type d’intervention, la maîtrise technique reste la meilleure garantie contre les risques.
Cassie Ramiandrasoa
