Le secteur privé se mobilise pour les sinistrés de Toamasina après le cyclone Gezani. Entreprises et organisations participent à la reconstruction.
![]() |
| Réunion au siège du MAE à Anosy, le 16 février, pour coordonner l’aide du secteur privé aux sinistrés de Toamasina après le passage du cyclone Gezani. |
Dans une réunion organisée au siège du ministère des Affaires étrangères à Anosy, hier, les entreprises et organisations patronales ont répondu à l’appel à la solidarité nationale lancé par le gouvernement, coordonnant dons, appui logistique et actions concrètes pour soutenir les populations touchées et lancer la reconstruction de la ville.
À Toamasina, les dégâts laissés par le cyclone Gezani sont considérables. Selon le Premier ministre Herintsalamana Rajaonarivelo, « le coût des dégâts est actuellement estimé à 151 millions de dollars». Ce chiffre reste provisoire, car « les constats sont encore en cours et les chiffres peuvent évoluer ».
Pour rappel, ce samedi, le gouvernement a annoncé un besoin de financement de 142,4 millions de dollars, chiffre qui a depuis évolué. Dans ce contexte, le secteur privé malgache a répondu présent, mobilisant ses ressources et son réseau. Dans la région Atsinanana, près de 2 000 nouvelles entreprises formelles ont été créées en 2023, et le secteur privé représente 32 % de l’emploi formel à Toamasina, un poids économique crucial pour l’action solidaire.
Les organisations mobilisées incluent le Groupement des entreprises de Madagascar, le Syndicat des industries de Madagascar, le Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy, le Jeune Patronat de Madagascar et le Groupement des Femmes Entrepreneurs de Madagascar.
Dons transparents et coordination étroite
Le président du SIM, Tiana Rasamimanana, précise que « plusieurs filiales ont été touchées, à Toamasina comme dans les zones environnantes». Malgré cela, « des dons de matériaux, de produits de première nécessité et un appui logistique pour le transport sont déjà prévus ».
Pour assurer un suivi rigoureux, le Groupement des Opérateurs des Technologies de l’Information et de la Communication (GOTICOM) a lancé la plateforme « Ensemble pour Madagascar», permettant de tracer les contributions « en toute transparence ». La coordination des dons est assurée par le ministère de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé (MIDSP), tandis que le Bureau National de Gestion des Risques de Catastrophes (BNGRC) supervise leur acheminement vers les zones sinistrées.
Le Premier ministre rappelle l’importance de l’intégrité : « Ce n’est pas le moment de profiter des autres ». Des contrôles sont annoncés sur les prix, la TVA et les matériaux de construction.
Dans un contexte où l’économie locale repose principalement sur les PME, les commerces et les services, cette mobilisation collective représente un levier décisif.
« L’union fait la force », a insisté le Chef du Gouvernement, appelant entreprises et État à poursuivre leur action commune pour sauver des vies et reconstruire la ville.
Irina Tsimijaly
