Un cyclone tropical intense menace Madagascar. Analamanga est placée en alerte cyclonique.
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| Une maison qui s’est effondrée à Soavimasoandro après le passage du cyclone Fytia. |
La direction générale de la Météorologie a placé la région d’Analamanga en alerte cyclonique. Elle a reçu un avis de menace hier.
« Gezani pourrait traverser la région d’Analamanga, selon les prévisions de trajectoire et d’intensité du cyclone. Il pourrait être au-dessus du seuil d’alerte cyclonique, au stade de tempête tropicale modérée, lors de son passage à Analamanga, et pourrait être au stade de forte tempête tropicale lors de son entrée dans la région d’Alaotra-Mangoro», explique Lovandrainy Ratovoarison, prévisionniste auprès de la direction générale de la Météorologie, hier.
D’après Météo Madagascar, le système devrait traverser la région d’Analamanga dans le courant de la journée du mercredi 11 février. Si ces prévisions ne changent pas, les dégâts de ce cyclone après son passage pourraient être lourds à Analamanga. Une tempête tropicale modérée s’accompagne de vents soutenus, compris entre 63 km/h et 88 km/h. De fortes pluies sont également prévues lors de son passage. Dans cette région, des pluies modérées sont attendues tout au long de la journée de mercredi, selon les prévisions météorologiques du 10 au 12 février.
Le système Fytia, qui avait déjà atteint le stade de dépression sur terre, le niveau minimal d’un cyclone, lors de son passage dans la région d’Analamanga le 31 janvier, a fait sept morts et quatre blessés, selon le bilan des dégâts suite au passage du cyclone, établi par le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) le 8 février. Il a par ailleurs endommagé ou détruit 250 habitations, inondé 3 600 autres et laissé près de 15 000 personnes sinistrées.
Mise en garde
Les glissements de terrain et l’effondrement de maisons constituent le principal risque de décès pour les habitants de la région d’Analamanga. La majorité des victimes y ont trouvé la mort à la suite de l’écroulement de maisons, de murailles ou de murs de soutènement. Le chef de corps des sapeurs-pompiers auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo, le commandant Éric Ralaivaonoro, a particulièrement mis en garde les habitants d’Antananarivo. « Si les pluies persistent, les risques demeurent, notamment dans les zones en altitude exposées aux glissements de terrain et aux effondrements de maisons », avait-il indiqué la semaine dernière, tout en invitant les personnes qui constatent des risques d’effondrement autour d’elles à les signaler auprès des sapeurs-pompiers.
Les inondations sont également à craindre en cas de fortes pluies, notamment dans la ville d’Antananarivo, où les réseaux d’évacuation des eaux sont précaires. L’Autorité de protection contre les inondations dans la plaine d’Antananarivo (Apipa) annonce avoir mené des travaux de curage dans le cadre des préparatifs face à la possible montée des eaux liée au passage du cyclone Gezani dans la région d’Analamanga. Les communes traversées par les rivières Sisaony, Ikopa et Mamba sont également exposées à un risque d’inondation, en raison de la fragilité de la majorité des digues.
Miangaly Ralitera
