Spécialiste du 100 m et du 200 m, et actuellement en formation en France, Claudine Nomenjanahary suit de très près l’élection à la tête de la Fédération malagasy d’athlétisme.
Sur une publication que vous avez faite sur votre page Facebook cette semaine, vous avez évoqué le fait de prendre un nouveau chemin. Que voulez-vous dire ?
– Depuis une dizaine d’années, j’ai tout donné pour l’athlétisme en défendant avec honneur et fierté le drapeau malgache. Malgré mes efforts, je me sens laissée de côté et je me bats toute seule, sans l’appui de l’État malgache ni de la Fédération malagasy d’athlétisme. Je me suis attachée à cette discipline que j’aime, sans jamais être réellement reconnue.
C’est pourquoi j’ai pris la décision de faire de l’athlétisme pour moi-même, car c’est mon travail, mon « business ». Je le fais pour mon avenir et pour mon équilibre personnel.
Comment trouvez-vous l’athlétisme de la Grande Île aujourd’hui ?
– Ce que vit l’athlétisme ces dernières années m’attriste, parce qu’il n’y a pas de politique claire pour le développement de la discipline à Madagascar. Heureusement, j’ai la chance de pouvoir partir à l’étranger pour continuer à me perfectionner. J’en profite pour remercier mon club. Je commence à retrouver mes meilleures formes et, si cela continue, battre le record de Madagascar est possible. J’y travaille énormément.
La Fédération malagasy d’athlétisme procède ce samedi (ce jour) à l’élection d’un nouveau ou d’une nouvelle président(e). Votre avis?
– Je ne suis contre personne, mais honnêtement, au vu de ce que nous constatons, je pense que l’athlétisme a besoin de sang neuf. Le choix appartient aux présidents des ligues et je pense que c’est le moment de faire un bilan. L’avenir de l’athlétisme est entre leurs mains pour les quatre années à venir. Nous attendons avec impatience le résultat, et nous verrons la suite.
Donné Raherinjatovo