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| Qui, entre Dominique Raherison, Norolalao Andriamahazo (centre) et Jean de La Croix Mahatana, sera élu ce samedi ? |
L’athlétisme malgache se trouve à un tournant décisif de son histoire avec l’élection de son nouveau président ou de sa nouvelle présidente, prévue ce samedi à Alarobia. Trois profils aux parcours et aux approches distinctes se disputent la présidence de la Fédération malagasy d’athlétisme.
Le président en exercice, Dominique Raherison, défend la continuité de son mandat. En face, l’ancienne présidente Norolalao Andriamahazo s’appuie sur son expérience institutionnelle et sa connaissance du milieu athlétique, tant au niveau national que continental. Quant à Jean de La Croix Mahatana, ancien marathonien et multiple champion national, il propose une approche alternative, fondée sur l’expérience du terrain et le regard d’un ancien athlète de haut niveau.
Au-delà du choix d’une personnalité, cette élection déterminera l’avenir de l’athlétisme malgache pour les quatre prochaines années. Le futur président ou la future présidente devra définir une vision claire pour relancer la discipline, répondre aux attentes des athlètes et des techniciens, et renforcer la structuration de la fédération à tous les niveaux.
La mobilisation des ligues régionales sera également déterminante. La FMA compte quatorze ligues, chacune disposant d’une voix. Leur présence effective ce samedi à Alarobia pourrait peser lourd dans l’issue du scrutin.
Longtemps discipline phare du sport national, l’athlétisme malgache traverse aujourd’hui une période délicate, marquée par la baisse des performances, l’absence d’une relève structurée et le manque d’athlètes spécialistes dans plusieurs disciplines techniques.
Pour le Directeur technique national de la FMA, Hery Rambeloson, l’enjeu dépasse le simple résultat du vote. Sans se prononcer sur l’issue de l’élection, il appelle les votants à faire un choix responsable et réfléchi, estimant que « l’avenir de l’athlétisme repose sur une gouvernance capable de mettre en place une véritable politique de développement, tout en assurant la continuité du travail technique que j’ai déjà engagé ».
Le futur président ou la future présidente devra relever plusieurs défis majeurs. Le premier consistera à relancer la performance sportive, en reconstituant un vivier compétitif et en structurant la détection et la formation des jeunes talents. Le deuxième défi est la reconstruction des bases de la discipline, qui apparaît indispensable, notamment à travers une meilleure articulation entre sport scolaire, clubs et ligues régionales.
Le dernier défi est de faire face aux grandes échéances internationales qui imposent une planification rigoureuse. Les Jeux des Îles de l’océan Indien 2027 aux Comores et les Jeux olympiques 2028 à Los Angeles représentent déjà des objectifs majeurs, qui nécessitent des bases solides et une direction capable de projeter l’athlétisme malgache vers un nouveau cycle de développement. Qui parmi les trois candidats aura la capacité de répondre à ces défis ? Réponse des ligues régionales ce samedi.
Donné Raherinjatovo
