La première vague de transfert de détenues a été effectuée samedi dernier, à la suite de l’ouverture officielle de la maison centrale de Manjakandriana. Au total, quatre-vingt-sept, femmes déjà condamnées et incarcérées à la prison d’Antanimora, ont été acheminées vers cet établissement pénitentiaire.
Selon le Directeur général de l’administration pénitentiaire, Herinirina Roger Rasamoelina, la sélection des détenues a été précédée d’un examen rigoureux de leurs dossiers. Une commission spéciale a été mise en place afin d’étudier individuellement chaque cas avant de valider le transfert.
Cette opération vise avant tout à réduire la surpopulation carcérale à Antananarivo. La prison centrale d’Antanimora fait en effet face à un effectif largement supérieur à sa capacité d’accueil, une situation qui pèse sur les conditions de détention.
Les autorités pénitentiaires annoncent par ailleurs que d’autres transferts sont prévus dans les prochaines semaines. Une nouvelle commission sera chargée d’examiner les dossiers restants afin de poursuivre le désengorgement des établissements pénitentiaires.
À travers cette démarche, l’administration entend améliorer les conditions de vie en milieu carcéral et renforcer le respect des droits humains dans les établissements pénitentiaires.
Mialisoa Ida