Un bras et un pied d’enfant ont été découverts hier derrière une station-service d’Ampasika. Les circonstances de cette découverte restent, à ce stade, inexpliquées et suscitent une vive émotion dans le quartier.
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| Après le constat, le bras et le pied ont été placés dans un sachet noir. |
Ampasika Atsimo, fokontany d’Anosimasina Itaosy, a été le théâtre d’une découverte troublante hier matin. Aux alentours de 6 h 30, une habitante a aperçu un avant-bras gauche d’enfant abandonné dans un étroit passage entre deux habitations. À proximité, une bougie avait été déposée.
Alertés, les gendarmes de Bemasoandro se sont rendus sur les lieux. Peu après leur arrivée, un chien a été vu transportant un pied droit d’enfant, vraisemblablement du même âge, estimé à environ 6 ans. Les restes ont été rassemblés puis remis au fokontany afin d’être inhumés conformément aux procédures en vigueur.
Les forces de l’ordre, le maire de Bemasoandro, un médecin du Centre de santé de base de niveau II ainsi que des membres des « quartiers mobiles » ont participé au constat. Selon les premières observations médicales, les membres appartiendraient à un enfant âgé de 6 à 8 ans, de sexe indéterminé, et présenteraient des traces suggérant une conservation datant d’une à deux semaines.
Pistes et interrogations
Aucune disparition d’enfant n’a, pour l’heure, été signalée dans le voisinage. Les riverains interrogés indiquent également ne pas avoir remarqué récemment d’enfant blessé ou mutilé. Les enquêteurs relèvent par ailleurs qu’un signalement avait été effectué peu avant la découverte : un homme, caché dans les roseaux, affirmait être poursuivi avant d’évoquer une possible possession mystique, dite « ambalavelona ».
Quelques minutes plus tard, les autorités recevaient l’alerte concernant la découverte des restes.
Ces derniers ont été retrouvés à une centaine de mètres d’un doany, lieu de culte traditionnel. La présence d’une bougie à proximité des membres a conduit certains habitants à évoquer l’hypothèse d’un acte rituel. Des rumeurs similaires avaient déjà circulé à Andranoro en janvier 2024. À l’époque, les responsables de doany avaient rappelé qu’aucun sacrifice humain n’est autorisé dans ces lieux, où toute effusion de sang est considérée comme strictement interdite.
La police et la gendarmerie appellent la population au calme et à la coopération afin de permettre l’avancée de l’enquête. Les circonstances exactes de ce drame demeurent, à ce stade, inconnues.
Gustave Mparany
