TOLIARA - La circulation urbaine se complique

Les rues principales de la Cité du Soleil sont abîmées. À l’instar de celles se trouvant à l’entrée de la ville, au niveau du stationnement de Sanfily, où des trous béants avec de la boue jonchent la chaussée. Les cyclo-pousses, en file indienne, empruntent le côté droit de la chaussée et sont contraints de faire le slalom entre la rue abîmée et boueuse et les commerçants qui longent le côté. Les voitures et les camions n’ont d’autre choix que de franchir le trou d’au moins quarante centimètres, orné de boue. Cette section particulière n’a pas de canal d’évacuation en bonne et due forme, même si des canaux ont été mis en place en 2021 afin que les eaux rejoignent le Jardin de la mer pour être écoulées vers la mer. Les canaux sont tout simplement dysfonctionnels, de sorte que la commune est obligée d’utiliser des motopompes pour évacuer les eaux. 

La rue reliant Sanfily au marché de Scama, en passant par le garage Menabe, est également inondée, rendant la circulation très difficile pour les deux, trois et quatre roues. Le marché de Scama est ainsi difficile d’accès, en raison des rues submergées, des boues et des embouteillages de véhicules et de cyclo-pousses. Les « Bajaj » peinent particulièrement à circuler, leur moteur, situé à l’arrière, étant proche de la chaussée.

Du côté de la commune urbaine, il est expliqué que, pour l’heure, la collectivité ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour réhabiliter les rues, d’autant que le paiement des salaires du personnel accuse plusieurs mois d’arriérés. La Cité du Soleil se retrouve ainsi en grande difficulté à chaque saison des pluies, et les eaux stagnantes ne finissent par disparaître qu’avec l’action du soleil.

Mirana Ihariliva 

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