Au cœur du centre de soins d’Andohatapenaka, la vigilance est de mise face à la variole du singe. Entre regards inquiets des patients et suivi médical rigoureux, le personnel hospitalier s’organise pour contenir la propagation de la maladie.
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| Des médecins rendent visite aux patients pris en charge au centre de traitement et d’isolement du CHU d’Andohatapenaka. |
Il est environ 13 heures lorsque nous arrivons, hier, au Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Andohatapenaka, l’un des centres de traitement et d’isolement de la variole du singe à Antananarivo. Dans cet établissement, la maladie ne fait aucune distinction. Tous les patients, quels que soient leur âge ou leur statut social, sont pris en charge de la même manière. Le centre a accueilli ses premiers patients le 11 janvier.
À notre arrivée, huit personnes sont hospitalisées. Sept d’entre elles sont des cas suspects et une seule est un cas confirmé, c’est-à-dire que la présence du virus a été détectée après analyse d’un prélèvement. Les patients sont allongés sur leurs lits, certains fixant le plafond, d’autres consultant leur téléphone, le regard empreint d’inquiétude.
Le traitement repose essentiellement sur la prise en charge des symptômes, comme pour toute infection virale. Selon le Dr Andoniaina Rakotonaivo, coordinateur du centre Mpox au CHU d’Andohatapenaka, tous les patients se trouvent actuellement dans un état stable et aucun cas grave n’a été enregistré. Les équipements de protection individuelle sont omniprésents, garantissant la sécurité des soignants comme celle des patients.
Un suivi rigoureux
« Chaque nouvel arrivant est d’abord considéré comme un cas suspect et doit rester hospitalisé le temps d’effectuer les prélèvements. Les résultats sont disponibles sous un à deux jours », explique le médecin.
Si l’infection est confirmée, le patient demeure à l’hôpital pour un suivi médical rigoureux. « La majorité des patients viennent de la région de Mahajanga ou y ont séjourné récemment », précise le Dr Andoniaina Rakotonaivo.
La guérison est définie par la cicatrisation complète des lésions cutanées. Une fois les plaies disparues, le patient est déclaré guéri. Toutefois, après sa sortie, il lui est recommandé de rester vigilant et de limiter les contacts avec son entourage afin d’éviter toute propagation de l’infection.
Un patient confirmé a déjà été transféré à l’étage supérieur pour recevoir des soins adaptés. « Nous assurons un suivi étroit de tous les traitements. Les ressources dont nous disposons sont, pour le moment, suffisantes pour prendre en charge les malades », assure le coordinateur du centre Mpox.
Situation des éruptions cutanées
• 250 cas notifiés
• 222 cas suspects
• 28 cas confirmés
Parmi les nouveaux cas confirmés, trois ont été recensés à Antananarivo et un à Antsirabe.
Mialisoa Ida
