Le gouvernement prépare un décret d’application destiné à assouplir certaines dispositions réglementaires du secteur des télécommunications, afin d’ouvrir le secteur à plus de concurrence.
![]() |
| Le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana. |
L’Exécutif fait de la modification du cadre réglementaire du secteur de la télécommunication, une affaire de priorité. Afin de renforcer la concurrence sur un marché encore fortement concentré et d’améliorer l’offre de services pour les consommateurs.
Selon le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, les règles actuellement en vigueur constituent un obstacle majeur à l’entrée de nouveaux acteurs.
« Les conditions exigeant une présence dans dix pays avec au moins 100 000 clients sont difficilement atteignables, en particulier pour nos startups locaux », indique-t-il.
Un décret plutôt qu’une modification de la loi
«Ces conditions ont conduit le Président à demander un réexamen du cadre réglementaire, dans l’objectif de créer une concurrence plus effective.» D’après le ministère, trois autres opérateurs ont déjà manifesté leur intérêt pour une implantation à Madagascar. La réforme en préparation prendra la forme d’un décret, destiné à préciser les modalités d’application de la loi existante.
Ce choix permettrait d’accélérer le processus, sans engager une révision législative, tout en clarifiant les conditions d’attribution des licences. Le gouvernement assure vouloir préserver les investissements des opérateurs déjà en place, tout en évitant toute distorsion de concurrence.
À travers cette ouverture encadrée du marché, les autorités espèrent rattraper le retard du pays dans le secteur des télécommunications, attirer de nouveaux investissements et améliorer l’accès aux services de téléphonie mobile et d’internet, à des coûts plus abordables, sur l’ensemble du territoire.
Irina Tsimijaly
